Hamme-Mille: un habitant attaque l'Etat belge devant la cour européenne des droits de l'homme

Hamme-Mille: un habitant attaque l'Etat belge devant la cour européenne des droits de l'homme
Hamme-Mille: un habitant attaque l'Etat belge devant la cour européenne des droits de l'homme - © Copyright RTBF

Thierry est le malheureux propriétaire d'une maison de famille héritée de sa mère. Cette jolie fermette est située dans une rue bordée d'un ruisseau avec pour seul vis-à-vis une vaste zone de nature. C'est dans ces pâtures que doit théoriquement être construit le dernier tronçon de la Nationale 25 qui relie Nivelles à Leuven pour contourner le village brabançon. L'habitation de Thierry se trouve dans la réserve d'expropriation, ce qui la rend invendable.  

Un projet de 40 ans

Depuis le début de la construction de la N25, fin des années septante, Thierry Mansveld est en attente: "Je suis obligé d'entretenir la maison pour éviter qu'elle perde de la valeur." Car le jour où l'expropriation viendra, l'indemnité sera proportionnelle à la valeur du bien. La maison voisine est en ruine. Ses propriétaires ont visiblement déserté les lieux. Mais pour le sexagénaire, pas question de baisser les bras: "Je veux qu'on me dise si oui ou non la région entame les travaux. Le cas échéant, je reste évidemment !"

Une longue bataille judiciaire

Devant la justice belge, Thierry Mansfeld a perdu tous les procès intentés au fil du temps. Aujourd'hui, il joue sa dernière carte: "J'ai introduit une requête devant la cour européenne des droits de l'homme et ma requête a été jugée recevable." Dans son courrier du mois de novembre, la cour estime que l'Etat belge doit se prononcer sur un éventuel accord à l'amiable avant février 2019.  

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