"Halte aux Thuyas", le spectacle de poche qui crée du lien

Jean-Patrick et Cynthia, (faux) fonctionnaires mandatés pour donner une (fausse) conférence sur l'identité brabançonne
Jean-Patrick et Cynthia, (faux) fonctionnaires mandatés pour donner une (fausse) conférence sur l'identité brabançonne - © S. Vandreck

Un vendredi soir dans la campagne genappoise... Nicole attend avec impatience ses invités. Elle a conviés ses voisins et quelques amis à une soirée peu banale: un spectacle suivi d'une conviviale auberge espagnole. C'est ainsi que le CCBW entend diffuser le spectacle "Halte aux Thuyas": à domicile, chez des habitants du Brabant wallon.

"En allant chez les habitants, l'idée est de créer du lien dans les quartiers, explique Emmanuelle Windelinckx, la coordinatrice du projet. On a un système de petites cartes qui permettent d'inviter ses voisins à un moment d'échange culturel et culinaire, pour se retrouver entre habitants d'un même quartier. C'est pour ça aussi qu'on a choisi de ne pas le faire dans des lieux majoritairement culturels".

Mobilité, urbanisme et vivre ensemble

L'heure du spectacle approche et les invités arrivent les bras chargés de salades, de quiches et de gâteaux faits maison. "Je ne sais pas si tout le monde est là. Il y a des têtes que je n'ai jamais vues", s'amuse l'hôtesse du jour. Ils prennent place dans le salon, où Nicole a rassemblé un maximum de sièges. Dans leur impeccable uniforme de la fédération Wallonie-Bruxelles, Cynthia et Jean-Patrick les accueillent. Ces (faux) fonctionnaires sont là pour présenter une (fausse) conférence sur l'identité du Brabant wallon. Un spectacle basé sur toute une série de témoignages recueillis pas l'équipe du CCBW auprès des habitants de la province. Trois thématiques sont parcourues avec humour par les faux conférenciers : la mobilité, l'urbanisme et le vivre ensemble. Le titre "Halte aux Thuyas" fait d'ailleurs références à ces hautes haies qui séparent certaines propriétés et qui font que certains voisins ne parviennent plus à se parler.

Briser la glace

Pendant une heure, le salon est parcouru par les rires. A la fin du spectacle, les conversations vont bon train autours des tables improvisées un partout dans la maison. Mission accomplie pour les deux comédiens, Janie Follet et Alexandre Dewez, même si, ici, beaucoup de personnes se connaissaient déjà. "Dans notre rue, tout le monde connaît tout le monde, confirme Sophie, venue de la rue voisine. On court ensemble, on mange ensemble, on parle ensemble, et pas forcément au dessus de la haie! Mais Genappe est grand et il y a encore ici des gens avec qui faire connaissance". Mais il arrive que l'ambiance ne soit pas aussi conviviale quand arrivent les comédiens avec leur spectacle de poche: "Nous avions un soir, dans les dias que nous projetons, montré une maison du quartier, à propos de laquelle il y avait un souci d'urbanisme, se souvient Alexandre Dewez. Des habitants avaient même lancé une pétition contre l'entrepôt qui se trouvait à l'arrière. Et il s'est fait que les propriétaires assistaient au spectacle. Et la soirée a servi à briser la glace entre les voisins et tout s'est terminé en rigolant". Le rire et le repas convivial restent les meilleurs moyens pour nouer (ou renouer) des liens

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK