Hainaut: le gouverneur convie les quatre bourgmestres des Hauts-Pays qui imposent le port du masque

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Photo prétexte - © zoranm - Getty Images

Ce matin, le gouverneur de la province du Hainaut a convié par vidéoconférence quatre bourgmestres des Hauts-Pays qui exigent désormais le port du masque dans les lieux publics confinés. Pour Tommy Leclercq qui a pour mission de contrôler le respect de la norme fédérale, ces décisions doivent être mieux argumentées au risque d’aller à l’encontre de ce qu’a décidé le conseil national sécurité qui recommande le masque sans l’imposer.

Les quatre communes frontalières en question, Dour, Quevy, Hensies et Quiévrain ont tenu à rappeler qu’en vertu d’un arrêté royal de 2019, elles pouvaient prendre des mesures complémentaires tant qu’elles étaient motivées.

Nous avons énormément de Français qui viennent faire leurs courses

"Nous avons énormément de Français qui viennent faire leurs courses chez nous pour l’instant, insiste Carlo Di Antonio le bourgmestre de Dour. Ils proviennent d’une zone rouge ou le virus est encore très présent. Ça justifie donc pleinement d’imposer le masque ! On n’a pas fait moins que ce que le Fédéral préconise, on fait juste un peu plus et a priori ça ne pose en plus aucun problème à personne; au contraire, ça rassure nos citoyens !"

Un rapport rédigé au ministre de l'Intérieur

De son côté, Tommy Leclercq les a écoutés mais leur a aussi demandé de modifier les ordonnances de police parce qu’à son sens, chaque commune doit avancer ses propres spécificités pour justifier son choix : " Ça n’est pas le cas pour l’instant. Elles ont plutôt avancé des généralités. Même si elles font partie de la même zone de police, elles doivent individuellement expliquer les spécificités de leur territoire qui les poussent à agir de la sorte. Vous imaginez qu’un citoyen peut se rendre à Mons où le masque est recommandé et ensuite aller à Dour où s’il n’en porte pas, il sera verbalisé. Cela n’a pas de sens si les communes n’argumentent pas correctement leur décision ! "

Tommy Leclercq va maintenant rédiger un rapport et l’envoyer lundi au ministre de l’Intérieur Pieter de Crem ainsi qu’au ministre wallon des Pouvoirs locaux qui en tant que tutelle pourrait éventuellement imposer aux quatre communes concernées de faire marche arrière.