Habitat léger: une alternative pour le logement en Brabant Wallon

Une alternative au logemant traditionnel, l'habitat léger, un choix philosophique et financier à la fois.
Une alternative au logemant traditionnel, l'habitat léger, un choix philosophique et financier à la fois. - © Flickr-Tambako The Jaguar

Yourtes, cabanes en paille, chalets en bois... Hier le réseau brabançon pour le droit au logement, tenait une conférence sur l'habitat léger, une autre manière de se loger. Une philosophie de vie, un choix et peut-être une alternative aux logements chers dans la province.

Difficile de se loger en Brabant Wallon, à un prix abordable, et pour faire le point sur cette problématique et dégager des solutions, le RBDL, le réseau brabançon pour le droit au logement, a organisé hier à la ferme du Biéreau à LLN, une matinée consacrée à l'habitat léger. Par habitat léger on entend, yourte, cabane, chalet par exemple... Pour certains c'est un choix philosophique. Une envie de réfléchir à nos réels besoins et de revenir à l'esssentiel. C'est le cas de Violaine qui vit avec son compagnon dans une cabane en paille, posée gracieusement sur le terrain d'un propriétaire bienveillant :

"Nous avons lancé un chantier participatif pour construire cette cabane, donc les gens sont venus avec certaines compétences, entre autres compétences de charpente, qui a bien aidé à faire avancer le chantier. Moi j'avais les compétences de paille et d'enduit, et les autres sont venus pour apprendre à construire en ballots porteurs. Une technique pour des petites constructions, celle-ci faisant 20 mètres carrés. La paille vient du champ à côté, on a aussi récupéré les chassis, les fondations sont réalisées en pneus remplis de gravier, pas de béton, et les tuiles sont également récupérées. l'enduit lui est fait directement avec la terre du terrain. On a juste acheté le bois pour le plancher. L'impacte écologique est très léger, il n'y a quasiment aucune énergie grise et le matériau est très isolant, donc je consomme peu de chauffage. Total de la construction, 10 000 euros."

Un choix de vie, qui permet de se consacrer à des choses moins matérielles pour certains, mais pour d'autres il s'agit aussi d'être pratiques et de palier un manque financier. Simone a trouvé sa voie avec un chalet à la campagne :

"J'ai connu la logement social avec mes parents, ensuite la maison traditionnelle, et aujourd'hui je suis en indisponibilité et j'ai trouvé cette alternative. Un chalet à la campagne, en logement permanent, avec un jardin d'agrément, un potager, et des voisins avec qui j'ai d'excellents contacts. J'y vis depuis 2006, c'est une ancienne zone de loisirs, et la maison traditionnelle représentait un coût trop important.

J'ai la liberté, c'est un plein pied, cela ressemble si vous voulez, à un building mais à l'horizontale. On se connaît tous, il y a de l'entraide si nécessaire et c'est une autre vie."

L'habitat léger, peut-être une alternative aux difficultés de se loger dans une région qui n'offre que 4% de logement social. Et pour plus d'infos vous pouvez consulter le site www.rbdl.be

Christine Pinchart

 

 

 

 

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