GSK : préaccord entre syndicats et direction

Le personnel des trois sites du groupe pharmaceutique est bien en grève ce mercredi matin.
Le personnel des trois sites du groupe pharmaceutique est bien en grève ce mercredi matin. - © Belga

Alors que l’on pensait la situation complètement bloquée ce mercredi matin, suite à l’échec des négociations qui ont eu lieu durant la nuit, direction et syndicats ont choisi de se revoir cet après-midi. Faisant ainsi l’impasse sur une réunion de conciliation, à Bruxelles, au Service public fédéral Emploi. En début de soirée, un préaccord était annoncé.

Le front commun syndical a obtenu, après les réunions de conciliations de ce mercredi, un préaccord avec la direction. Celui-ci n'est cependant encore qu'oral. Il porte sur les trois points avancés par les travailleurs (le pouvoir d'achat, la mobilité et le rapprochement des statuts) et sera présenté jeudi aux ouvriers par les deux syndicats.

Depuis lundi après-midi, le groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline connaît un climat pour le moins tendu sur ses sites brabançons (Gembloux, Rixensart et Wavre). Syndicats et direction s'opposent à propos de la nouvelle convention collective de travail. Les quelque 2000 ouvriers de l’entreprise réclament notamment un meilleur statut et une hausse de leur pouvoir d’achat.

La nuit dernière (mardi/mercredi), organisations syndicales et membres de la direction se sont retrouvés autour de la table pour tenter de dégager une issue à ce conflit. La réunion a commencé à 21h00 dans un climat constructif, avec de nouvelles propositions de la direction. ''La bonne nouvelle, c’est que les négociations continuent'', lançait alors Pascal Lizin, porte-parole de GSK. ''Les points qui bloquent – l’harmonisation des statuts, le plan de pension, le pouvoir d’achat ou encore les aspects liés à la mobilité – différentes propositions sont en cours de négociation.''

Pourtant, quelques heures plus tard, vers 01h00, l’optimisme n’était plus de rigueur. Les interlocuteurs se quittaient sur un constat d'échec. ''La direction est venue avec de nouvelles propositions'', commentait à la sortie Marc Demeyer de la CSC. ''Mais on a dû constater qu’elles étaient très éloignées du mandat que les travailleurs nous avaient donné. Notamment sur le pouvoir d’achat.''

Ce mercredi, les ouvriers des trois sites de GSK se croisaient toujours les bras jusqu'à une reprise des négociations. Une réunion était prévue à 13h00 devant le conciliateur social à Bruxelles (Service public fédéral de l’Emploi). Elle a été annulée. Les acteurs privilégiant une reprise des négociations. Celle-ci aura donc débouché sur un préaccord.

 

Françoise Dubois, Sébastien Remacle

 

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