Wavre: une action pour dénoncer le licenciement d'un délégué syndical chez GSK

Des barrages filtrants ont été installés aux accès du zoning (illustration).
Des barrages filtrants ont été installés aux accès du zoning (illustration). - © Flickr - halitll

Des sympathisants de la CGSLB ont établi mercredi matin des barrages filtrants aux abords du zoning de Wavre pour distribuer des tracts et informer les travailleurs du licenciement par GlaxoSmithKline d'un délégué syndical. L'action perturbe le trafic et provoque des embouteillages. La police est sur place pour tenter de fluidifier la circulation.

"GSK ne veut pas qu'on mène des actions à l'intérieur de l'enceinte de l'entreprise, nous sommes donc obligés d'informer le personnel à l'extérieur. On ne bloque pas la circulation mais on filtre dans les deux ronds-points qui donnent accès au zoning, pour demander aux automobilistes s'ils travaillent chez GSK et leur expliquer ce qui se passe", confirme sur place Barbara Leduc, la secrétaire permanente Brabant wallon de la CGSLB.

Le délégué syndical dont la CGSLB réclame la réintégration a été licencié à cinq mois des élections sociales, alors qu'il était en arrêt de travail pour un burn-out, a expliqué le syndicat lors d'une conférence après son action du matin.

Le cadre, quinquagénaire et délégué syndical CGSLB depuis les dernières élections sociales, se disait victime de menaces depuis longtemps et avait fait l'objet, en 2010, d'un rapport d'évaluation négatif qu'il avait refusé de signer, estimant que la mise en cause de ses performances professionnelles n'était pas suffisamment motivée. GSK lui a proposé un "plan de développement", révisé en avril 2011.

Après une altercation verbale avec sa supérieure, il avait déposé plainte pour harcèlement et un service externe de prévention et de protection au travail était intervenu dans le dossier, formulant plusieurs propositions de conciliation. Victime d'un burn-out, le délégué CGSLB n'a cependant matériellement pas pu les mettre en œuvre, puisqu'il n'avait pas réintégré son poste en décembre, lorsque la décision de licenciement a été prise par la direction de GSK.

Le syndicat libéral estime que GSK a voulu se débarrasser d'un délégué à la période où ce licenciement lui coûte le moins cher. Si la demande de réintégration de la CGSLB n'est pas accueillie par la direction, une action en justice sera intentée.

Belga

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