Grogne du personnel des maisons de repos: "Les normes d'encadrement n'ont pas évolué depuis 1994"

Grogne du personnel des maisons de repos: "Les normes d'encadrement n'ont pas évolué depuis 1994"
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Grogne du personnel des maisons de repos: "Les normes d'encadrement n'ont pas évolué depuis 1994" - © Photo by Cristian Newman on Unsplash

Durant le mois de juin, le personnel des maisons de repos et des maisons de soins mènent des actions de perturbation pour dénoncer des conditions de travail difficiles. Des conditions touchant l’ensemble du secteur non-marchand déjà dénoncées le 7 mai dernier par plus de 8000 personnes à Bruxelles.

Ainsi, ce mardi, 45 maisons de repos en Province de Liège sont impactées par ce mouvement de grogne "le blues noir des blouses blanches". "Nos mouvements seront des distributions de tracts à nos résidents et aux familles pour les prévenir de nos actions ainsi que des arrêts de travail durant la journée", souligne Marie-Christine Falzone, déléguée permanente CNE pour les maisons de repos. "Les normes d’encadrement des maisons de repos n’ont pas évolué depuis… juillet 1994. Elles ne sont pas adaptées au mode de fonctionnement de nos établissements. Ces normes ne prennent pas en compte les besoins de nos résidents. Ce ne sont plus des maisons de repos tranquilles mais des maisons de repos de soins."


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Les syndicats réclament une révision des normes ainsi qu'une meilleure formation du personnel. "Il y a de plus en plus de cas psychiatriques et de pathologies plus lourdes", ajoute Marie-Christine Falzone. "Les aides-soignants ne sont pas toujours formés pour faire face à ce quotidien-là." 

Aux dires des syndicats, le non-marchand est rentré dans une course à la rentabilité.

Faire plus avec moins

A Banneux, la maison de repos de la Vierge des pauvres compte une cinquantaine de travailleurs. Parmi eux, Valérie. Le quotidien de cette aide-soignante ressemble à un véritable contre-la-montre. " Avant le déjeuner, je dois faire au moins trois toilettes ", justifie-t-elle. " Nous avons une vingtaine de toilettes à faire. Notre travail est compliqué. Nous avons la boule au ventre constamment tant nous sommes sous pression. Il y a le manque de personnel justifié par les maladies, les récupérations, etc. A cela, il faut ajouter le manque de formations pour encadrer des pensionnaires avec des nouvelles pathologies. D’ailleurs, ces nouvelles pathologies changent complètement le mode de fonctionnement de notre institution."

Et les hôpitaux ?

Le secteur privé est touché tout comme le public. "C'est tout le secteur non-marchand qui est impacté", déclare Nicolas Cahay, permanent CNE pour les hôpitaux. "Ce mardi 18 juin, nous ne ferons pas de perturbations car l'ensemble de nos délégués estiment qu'il n'y a pas que les blouses blanches concernées. C'est l'ensemble du personnel. Nous ferons surement le point en marge du dernier mardi de juin."

Journal télévisé 13H

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