Grève à la SNCB jusque jeudi soir: les raisons de la colère

Une action de grève paralyse pendant deux jours une grande partie du réseau ferroviaire. De nombreux métiers du rail sont représentés. La diminution de la dotation de 3 milliards d'euros sur les 5 prochaines années et la réduction de 7000 emplois prévus par le groupe SNCB sont à leurs yeux inacceptables.

Tous les métiers touchés

Aujourd'hui déjà, on parle de sous-effectifs comme nous le confirme Yannick Sandras, agent info-trafic : "Ce problème de sous-effectif peut se traduire par exemple par des doubles prestations, notamment des prestations de 16 heures ou des dépassements de période de travail qui sont normalement légalement limitées dans le temps, des prolongations de services et ça peut mettre à mal la sécurité pour ce qui est des sous-chef de gare chez Infrabel."

Le temps de travail s'est indéniablement allongé ces dernières années. Il n'est pas rare qu'un conducteur par exemple doive effectuer 9 heures de service avec la fatigue qui en découle.

"Nous on ne peut pas se permettre d'être fatigués. A chaque mètre de rail, on peut être confronté à une situation problématique, à une situation où il faut pouvoir prendre la décision au bon moment et donc il faut être en forme. Nous avons besoin de conditions de travail optimales." explique Denis Pestiau, conducteur de train.

Côté matériel aussi les travailleurs se disent victimes d'un mode de fonctionnement qui ne leur permet plus d'assumer leur mission à 100%.

"On dit que souvent les trains sont immobilisés mais il faut savoir que ce ne sont pas les agents qui sont en tort mais souvent l'approvisionnement de pièces. On n'a pas de pièces en suffisance à cause de nouveaux logiciels, de nouvelles études d'économie. On nous a retiré nos stocks. Enfin plein de nouvelles choses qui sont nées à la SNCB ces dernières années. Et on a un peu de mal à s'y retrouver"

Dans ces conditions ils ne voient pas comment augmenter la productivité comme c'est prévu dans le plan. C'est pour toutes ces raisons qu''ils sont bien déterminés à se croiser les bras durant deux jours, histoire de faire entendre leur voix.

"Tout se tient, le chemin de fer ce n'est pas un métier et pas l'autre. C'est un ensemble, c'est une chaîne" conclut Denis Pestiau.

Pour s'informer sur les perturbations liée à la grève : le site de la SNCB ou sur Twitter @SNCB

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