Grève aux TEC Liège: presque tous les bus ont repris leur service

Grève spontanée aux TEC Liège après l'échec de négociations
Grève spontanée aux TEC Liège après l'échec de négociations - © MICHEL KRAKOWSKI (archives belga)

Tous les bus du réseau du TEC Liège-Verviers roulent ce matin sauf ceux du dépôt de Jemeppe, ce qui représente une trentaine de lignes qui ne sont pas desservies.

Un mouvement de grève sauvage a touché mercredi matin plusieurs dépôts importants des TEC Liège.  Les trois organisations syndicales ne soutenaient pas ce mouvement. Elles ont néanmoins finalement déposé un préavis de grève pour mercredi prochain. Les syndicats demandent notamment la revalorisation salariale des chefs d'équipes, "qui n'ont aucune reconnaissance ou statut, alors qu'on leur demande des responsabilités. La direction laisse aller les choses alors que le problème est connu depuis 2005", explique Yves Depas (CGSP).

Le mouvement de grève sauvage touchait les dépôts de Jemeppe, Robermont, Oreye et Rocourt. Les dépôts de Verviers et Eupen ont pris leur service normalement.

Seuls les travailleurs techniques étaient en grève, mais la sécurité des véhicules n'étant plus assurée, ils empêchaient les conducteurs d'assurer leur service. En cause, un mouvement d'humeur des mécaniciens des TEC Liège Verviers qui protestent contre l'état général des véhicules et le nouveau fonctionnement des services, une situation qui dure depuis des mois, disent-ils.

De son côté, la direction des TEC dénonce cette grève sauvage en période d'examens. 

Willy Borsus demande qu'on active le mécanisme de réquisition

La grève surprise déclenchée mercredi matin dans plusieurs dépôts du TEC Liège irrite une nouvelle fois le MR. Si le ministre et ancien président du Mouvement, Didier Reynders, réclame un "service minimum", le chef de groupe au parlement wallon, Willy Borsus, demande que "des négociations s'ouvrent de toute urgence afin de rétablir le service au plus vite". "A défaut, je demande qu'on active le mécanisme de la réquisition", a-t-il ajouté.

Une nouvelle fois, il a plaidé en faveur du service minimum et demandé qu'il soit inscrit dans le Contrat de gestion du TEC. Le ministre de la Mobilité Philippe Henry s'est déjà exprimé sur cette mesure, précisant qu'il s'agit d'une "compétence fédérale", et la qualifiant de "fausse bonne idée" car "inapplicable".

Le cdH fustige l'action et évoque lui aussi le service minimum

Le groupe cdH du parlement wallon a fustigé mercredi la grève sauvage menée dans les quatre dépôts des TEC Liège-Verviers. Il s'est inquiété plus particulièrement de la situation des étudiants en pleine session d'examens. Selon les centristes, cette action s'apparente à une "véritable prise d'otages". Cette action sauvage radicalise encore un peu plus la population en faveur de l'instauration d'un service minimum dans les transports en commun wallons, a relevé le cdH.
     
Les centristes disent être favorables à une telle mesure pourvu qu'elle soit établie par la voie de la concertation. Ils pressent donc le ministre des Transports, Philippe Henry, et la Société Régionale Wallonne des Transports (SRWT) d'entamer des discussions avec les syndicats sur ce point.

Avec Belga
Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK