78ème jour de grève de la faim pour les sans-papiers de la VUB

Une grève de la faim sans assistance médicale est considérée comme suicidaire. C'est pourquoi des médecins, comme Rita Vanhobberghen, suivent les grévistes tous les jours. "On leur a donné des conseils : il faut boire beaucoup, notamment de l’eau avec du sel. S’ils boivent du café et du thé, il ne faut pas les faire trop forts. On leur conseille aussi de bouger, de sortir et de prendre un peu le soleil… " souligne-t-elle.

À près de 70 jours de grève, des maux de tête, des ulcères à l'estomac, des vertiges ou encore des problèmes de dents sont apparus. "On prend alors la tension, le pouls. On écoute les poumons, le cœur et on leur demande comment ils vont et quels sont leurs problèmes… " ajoute cette médecin.

Malgré ces soins, Rita Vanhobberghen se désole de la dégradation de leur santé. "Comme médecins, on est formés pour guérir les gens. Notre rôle de médecin est de dire, voire d’imposer aux gens de faire ceci ou cela. Le fait que ces grévistes estiment qu’il est plus important pour eux de continuer la grève de la faim plutôt que de se soigner, ce n’est vraiment pas évident à accepter en tant que médecin. Ce n’est pas gai du tout comme travail."

Jamal, le gréviste qui s'est cousu les lèvres, refuse à présent de boire. Se coudre les lèvres est un geste dur et symbolique pour dénoncer le silence qui suit par rapport à leur demande de permis de séjour et de travail d'un an. Maggie de Block, la secrétaire d'état à l'Asile et à l'Immigration, refuse toujours de leur accorder un permis de séjour.

Laura Van Dormael
 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK