Grève au TEC: la concertation sociale, plutôt que le service minimum

Le dépôt de Robermont.
Le dépôt de Robermont. - © Belga

Le TEC Liège-Verviers est touché ce vendredi matin par un mouvement de grogne. Les chauffeurs des dépôts de Robermont, Jemeppe, Rocourt et Stembert ont choisi de ne pas prendre la route, afin de protester contre l’annonce d’un plan d’économie. Une nouvelle action spontanée qui a piégé des milliers d’usagers liégeois. Et comme c’est le cas à chaque action de ce genre, revient sur le tapis le débat sur le service minimum. Un service minimum qui n’est pourtant pas près d’être instauré. Gouvernement wallon et direction des TEC wallon préfèrent en effet jouer la carte de la concertation sociale.

Ce débat sur le service minimum, il revient régulièrement au Parlement wallon. Et à chaque fois, le résultat est le même : l'opposition MR le réclame avec force, le cdH le souhaite aussi mais avec – disons – moins de conviction. Et puis reste le PS et Ecolo, qui n'en veulent absolument pas pour des raisons pratiques: le service minimum serait compliqué voire impossible à assurer.

C'est d'ailleurs aussi l'avis de la SRWT, qui chapeaute les différents TEC régionaux. La direction préfère privilégier la concertion avec les représentants des travailleurs. C'est comme ça qu'est né "Amédis", un cadre pour l'amélioration du dialogue social. Avec des résultats: ces 10 dernières années, le nombre de jour de grèves a diminué.

Par contre, il y a une proportion inquiétante qui, elle, ne bouge pas: plus de 70% des grèves qui paralysent des bus en Wallonie restent des mouvements spontanés, sans préavis. Seules sanctions prévues et possibles: un retrait de crédits d'heures accordés aux organisations syndicales, à leurs permanents et leurs délégués. Mais ces mesures de rétorsion, la direction de la SRWT n'a jusqu'ici jamais osé les utiliser.

Rudy Hermans

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