Grêle et pluies diluviennes : certaines cultures réduites en bouillie

Toitures arrachées, maisons éventrées… Les images des orages du week-end dernier sont impressionnantes. De nombreuses cultures sont également touchées. C’est le cas dans certaines localités de la Province de Liège.

Des fraises réduites en compote, des plants de courgettes détruits par la grêle… Sur ses terrains de la vallée du Hoyoux, à Marchin, Laurent Born a presque tout perdu. La récolte de fraises avait tout juste débuté, avec plusieurs semaines de retard, elle est déjà terminée. "Les fraises, c’est fini jusqu’à l’année prochaine. Même les fruits verts ou blancs qui restent sur les plants sont impactés. Quand ils vont mûrir, la tâche va se marquer et le fruit sera invendable", constate Laurent Born.

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Les plants de salade et de courgettes sont aussi impactés © Laurent Born

Juste au moment où on peut les cueillir, toute la culture est réduite à néant

Le maraîcher évalue ses pertes à 25.000 ou 30.000 euros, un coup très dur, "à la fois financièrement et au niveau du moral". "Les fraises c’est un gros investissement en temps et en main-d’œuvre. On les plante au mois d’août, on les désherbe, on les paille, on les nettoie à nouveau au printemps, on met les tunnels dessus. Juste au moment où on peut les cueillir, toute la culture est réduite à néant. Mes ouvriers et moi, on est découragés."

Comme bien d’autres maraîchers Laurent Born ne touchera aucune compensation pour ces pertes. "La grêle n’est pas reconnue comme calamité agricole et je ne suis pas assurée contre ce risque, donc c’est une perte sèche", précise-t-il.

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Laurent Born est le patron du Jardin d’antan, à Hody (Anthisnes). Il a aussi des terrains à Marchin. © Tous droits réservés
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