Grand Hôpital de Charleroi s'équipe des premiers échographes ultraportables en Belgique

Grand Hôpital de Charleroi s'équipe des premiers échographes ultraportables de Belgique
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Grand Hôpital de Charleroi s'équipe des premiers échographes ultraportables de Belgique - © M. Scholze

C’est une première en Belgique. Le Grand Hôpital de Charleroi s’est doté de huit échographes ultraportables pour son service des urgences. Avec ces nouveaux échographes, plus de chariot à déplacer, toute la technologie tient dans la simple poche des urgentistes. Ces nouvelles machines de 500 grammes permettent une rapidité dans le diagnostic pour une efficacité bonifiée. "Avec ce genre de machine, nous avons décidé d’aller à la pointe de la technologie", soutient Laurent Peyskens, médecin urgentiste à l’hôpital St-Joseph de Charleroi.

"Nous allons équiper notre service d’urgence de sept échographes", explique Vincent De Winter, coordinateur du service urgence. "Le dernier sera dans le SMUR pour aller sur le terrain. Il nous permet d’être rapides, efficace et la qualité de l’image est optimale."

"C'est le stéthoscope de l'avenir"

Impossible d’emmener dans une ambulance un chariot à roulettes pensant plusieurs dizaines de kilogrammes. La nouvelle acquisition de l’hôpital carolo va permettre de travailler avec une sonde sans câble directement en relation avec un smartphone via une application et un système wifi. Le patient est identifié via le code-barres de son bracelet médical. Les images et informations sont enregistrées sur un cloud (espace de stockage) afin d’être accessible pour le suivi du patient. "Ce type d’échographe nous permet de gagner en qualité", déclare Vincent De Winter. "Le but est de regarder des choses spécifiques. On veut établir un diagnostic en première intention. L’objectif, ici, est d’orienter le patient au mieux en fonction du résultat de l’examen établi."

Une formation nécessaire

Ces nouveaux outils demandent une certaine formation afin de les utiliser dans les meilleures conditions. "On ne fait pas ce genre d’échographie sur un coin de table", souligne Laurent Peyskens, médecin formateur."Nous ne sommes pas des cardiologues, ni des radiologues. Pour pouvoir faire cela correctement, il faut suivre un cycle de formation. Après une formation théorique et pratique, les médecins retournent dans leur service d’urgence. Pendant un an, ils vont acquérir une expérience sous la supervision de formateur. Ils devront faire une centaine d’échographies. Par après, ils doivent passer un examen."

Une formation qui pourrait dans le futur commencer durant le cursus universitaire. "L’échographie d’urgence fait déjà partie de la formation des futurs médecins urgentistes", ajoute Laurent Peyskens. "Il est clair qu’on constate dans la formation de ces jeunes médecins. Ils veulent apprendre l’échographie, ils veulent l’utiliser et ils savent plus que bien utiliser un smartphone."

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