Gosselies: la Sonaca ouvrirait son capital à un partenaire privé

La Sonaca prendrait-elle son envol ? Cette entreprise de fabrication de pièces détachées dans le secteur de l'aéronautique est un des fleurons de la Wallonie. Détenue à 97% par la région wallonne, elle s'ouvrirait à un partenaire privé minoritaire, le fonds d'investissement Ergon Capital du groupe d'Albert Frère. Les négociations sont bel et bien en cours, mais les modalités pratiques sont toujours en discussion, notamment au niveau des parts prises dans l'entreprise. On parle de 25 à 30% maximum. Pierre-Yves Jeholet, le nouveau ministre wallon de l'économie veut garder la main: "L'ambition, c'est de garder un centre de décision en Wallonie, de garder des activités fortes à Gosselies en matière d'emploi. Et donc, la proposition qui est faite dans le cadre du dossier, est une participation minoritaire dans la Sonaca." 1563 personnes sont employées par la Sonaca à Charleroi, auxquelles il faut ajouter 180 sous-traitants, soit un total de 1750 personnes qui travaillent sur le site à Gosselies. 

Développement international

Cette société se développe de plus en plus à l'étranger. Le groupe dispose d'installations de production sur 30 sites dans le monde, en Chine, en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Et elle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. La Sonaca a notamment racheté une société américaine pour 400 millions d'euros en février dernier. Cela a nécessité une augmentation importante du capital de la région wallonne. Ce qui comporte quelques risques financiers. Du coup, en faisant appel à un partenaire privé, le jeu est en quelque sorte rééquilibré. Car le secteur aéronautique est un marché commercial très compétitif. Le fonds d'investissement Ergon Capital pourrait aussi conseiller la Sonaca grâce à son expertise internationale: "On est en discussion avec eux depuis plusieurs années déjà. Ils nous suivent dans nos investissements et nous aident à analyser des possibilités d'acquisitions depuis pas mal de temps. Effectivement, ils sont intéressés de prendre une participation minoritaire dans la Sonaca. Leur professionnalisme au niveau de la gouvernance pourrait être très utile. Mais il ne faut pas négliger l'aspect financier. On retrouve une capacité d'investissement pour pouvoir s'adapter très facilement et très agilement aux évolutions du marché." précise Bernard Delvaux, l'administrateur délégué de la Sonaca. 

Mais pour le moment, rien n'est encore signé. Les négociations entamées il y a plusieurs mois déjà, avancent bien. L'opération se chiffrerait à hauteur de 75 millions d'euros. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK