Gaz en Wallonie: deux demandes d'exploitation introduites

Illustration dans une mine de la Houve (Lorraine).
Illustration dans une mine de la Houve (Lorraine). - © FREDERICK FLORIN - BELGAIMAGE

Les gisements de gaz contenus dans nos anciennes mines étaient au centre des discussions lundi au Parlement wallon. Le ministre dourois a fait le point sur deux demandes d'exploration et d'exploitation qui ont été introduites par une société du milliardaire carolo Albert Frère. La première concerne l'ancienne mine de Péronnes-lez-Binche/Anderlues. La seconde concerne le bassin houiller de Quiévrain-Couillet.

Carlo Di Antonio a précisé que, pour l'ensemble de la Faille du Midi (en gros le sillon Sambre et Meuse), on estimait qu'il y avait environ 150 milliards de m³ de gaz potentiels. Mais le grisou ne serait à priori exploité que dans deux cas : là où il y a des zones d'exploitation qui ont déjà été concédées, et dans les anciennes mines.

Pour les zones concédées, les études relèvent 5 zones intéressantes dans les bassins du Centre et de Charleroi. On pourrait à la fois y exploiter le charbon encore présent, à plus de 1000 mètres de profondeur, et en tirer le gaz en quantité importante.

Pour les mines fermées, il est plus difficile de faire des estimations, ce serait quelques millions de m³ par an.

Dans les anciennes mines, les structures existent déjà. Pour les autres zones, il faudrait forer à grande profondeur. Le ministre évoque le principe de la fracturation induite, mais d'une ampleur bien moindre que pour le gaz de schiste. Pas de craintes a priori non plus pour des mouvements de sols, selon les experts consultés.

Et une première grande réunion de travail avec toutes les parties concernées se déroulera en ce début d'année pour voir si l'enjeu en vaut la peine.

Christine Borowiak

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