Gergely Madaras, le chef d'orchestre hongrois à la conquête de Liège

Il est jeune, il est Hongrois et il est le tout nouveau chef de l’OPRL, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège. À tout juste 35 ans, Gergely Madaras (prononcez Guergeï) apporte un vrai coup de fraîcheur au seul orchestre symphonique de Belgique francophone. Un chef qui a appris le français et connaît déjà bien la ville où il va travailler pendant les trois années à venir.

L’ambiance est déjà très détendue entre l’orchestre et son chef. Après une première collaboration en 2017, l’alchimie a pris très vite. "L’orchestre était tout de suite très flexible, explique Gergely Madaras. Il réagit beaucoup à mes gestes. Mais je suis encore tout nouveau, il nous faut trouver un équilibre, une communication".

Une communication qui est déjà excellente puisque l’orchestre a le confort de pouvoir parler français avec son chef. Il tutoie d’ailleurs les 97 musiciens et connaît déjà tous leurs prénoms.

Jeune virtuose

Le petit Gergely étudie d’abord la musique folklorique hongroise dès l’âge de 5 ans. À 11 ans, il se consacre à l’étude du violon puis de la flûte et rêve très vite de diriger des orchestres, fasciné par le métier après un de ses premiers concerts. Un rêve devenu réalité. À 35 ans, le Hongrois a déjà dirigé 65 orchestres dans une vingtaine de pays, parmi lesquels quelques-uns des plus renommés au monde.

Alors à Liège, on le sait, c’est une chance de pouvoir compter sur l’énergie de ce jeune virtuose.

"Pour moi, c'est un très grand musicien, nous confie Joanie Carlier, basson solo de l’orchestre. C’est très sympathique de travailler avec quelqu’un qui donne comme ça avec sa baguette, il nous amène la musique et on n’a plus qu’à la recevoir et à la donner. C’est très, très agréable !"

George Tudorache, concertmeister ou premier violon, ajoute : "Il a déjà changé le niveau de l’orchestre. Il travaille super bien à l’avance, il écoute les vents, les cordes, c’est le travail d’un grand chef d’orchestre".

Épicurien

Mais le chef ne s’intéresse pas qu’à la musique. À Liège, le célèbre marché de la Batte est un rendez-vous incontournable pour cet épicurien. Gergely Madaras connaît aussi les bonnes adresses, comme le restaurant Les Terrasses, installé juste au coin de la salle philharmonique de Liège. Il n’hésite pas à en pousser les portes pour déguster quelques spécialités locales comme les boulets liégeois qu’il aime beaucoup. Et ça tombe bien, l’établissement a reçu le boulet de cristal en 2018.

La gastronomie est un des nombreux atouts de la cité ardente aux yeux du chef. "On peut toujours commencer des conversations au bistro ou au marché… Tout le monde très ouvert, gentil. Les Liégeois sont accueillants", précise-t-il.

La bonne personne au bon moment

Daniel Weissmann, directeur général de l’OPRL, est lui aussi ravi de la venue du Hongrois avec qui il avait déjà collaboré à Dijon. Il explique dans la vidéo ci-dessous que Gergely Madaras était la bonne personne au bon moment pour l’OPRL. Et que son arrivée a fait l'objet d'un large consensus.

Renouveau

Avec le sacre du printemps pour ouvrir la saison le mercredi 25 septembre à Bozar et le vendredi 27 septembre à Liège, l’arrivée du Hongrois est un renouveau dans tous les sens du terme pour l’orchestre. "Je rêve qu’ici à Liège, on trouve un beau mélange entre mon caractère, celui de l’orchestre, celui du public et de la ville", nous confie-t-il.

Gergely Madaras dispose d’un mandat de 3 ans pour à coup sûr faire encore grandir l’orchestre avec lui.

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