Géothermie: le "pétrole" wallon sous le sol du Hainaut

Le site de production d'électricité géothermique de Soultz-Sous-Forets lancé en 1987 par un accord de coopération franco-allemand,
Le site de production d'électricité géothermique de Soultz-Sous-Forets lancé en 1987 par un accord de coopération franco-allemand, - © AFP

Ce serait notre "pétrole" à nous. La géothermie, l'eau chaude enfouie dans le sol wallon, pourrait nous permettre de produire de l'électricité. Pour y arriver il faut extraire de l'eau à plus de 120 degrés qu’il faut aller chercher très loin sous terre, à 5 000 mètres de profondeur.

En juin, des experts ont mené une étude du sol hennuyer pour déceler les nappes d'eau très chaudes. Les résultats sont concluants. Si le gouvernement wallon donne son feu vert, le premier forage pourrait avoir lieu en 2013.

Pour Roland de Schaetzen, administrateur délégué de la société Earth Solution, le principal avantage de la géothermie est qu'elle peut être utilisée en continu: "Beaucoup d'énergies renouvelables comme l'éolien ou le photovoltaïque travaillent de manière intermittente. L'éolien fonctionne quand il y a du vent et le photovoltaïque fonctionne lorsqu’il y a du soleil. L'énergie géothermique produit, elle, sans interruption, 24 heures sur 24 et 365 jours par an. Ce n'est pas une source intarissable, mais à l'échelle des besoins de l'humanité, elle est inépuisable et on considère qu'un puits géothermique peut fonctionner pendant 30 ans. Après ça, il suffit de forer un ou deux kilomètres de là et on obtient de nouveau une production pendant 30 ans ".

Le coût d'une unité de production est de l'ordre de 35 à 40 millions. Un montant qui peut paraître élevé mais qui, par rapport à l'électricité générée, est comparable à celui du photovoltaïque d'il y a un an ou deux ans

Des coûts que la Région wallonne devrait en partie prendre en charge sous la forme d'avances récupérables.

Daphné Van Ossel

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