Genappe : le parc de la Dyle menacé par un projet de club de tennis

Des membres du Collectif citoyen qui se mobilisent pour empêcher l'implantation d'un club de tennis dans cet écrin de verdure.
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Des membres du Collectif citoyen qui se mobilisent pour empêcher l'implantation d'un club de tennis dans cet écrin de verdure. - © Tous droits réservés

L’ancien terrain de footbal du club de Ways dans l’entité de Genappe est au coeur d'une polémique. L'installation d'un club de tennis à cet endroit fait réagir les riverains. Le projet est actuellement à l'enquête publique. L'occasion pour un collectif de citoyens de faire entendre sa voix. Ceux-ci estiment que le projet est disproportionné et menace un espace vert exceptionnel.

Ecrin de verdure

Il faut dire que l’endroit est bucolique, lové entre la Dyle, l’étang du club de pêche local et le Ravel 141 qui relie Ottignies à Court Saint-Etienne. Mais cet écrin de verdure est aujourd’hui menacé par l’implantation d’un club de tennis. « À terme, pas moins de 7 terrains de tennis, des douches, une cafétaria, des bureaux et jusqu' à 80 places de parking pourraient voir le jour ici », s’inquiète Daniel Detienne du Collectif citoyen.

Pour lui, installer un club de tennis à cet endroit est une véritable aberration. « Quand vous voyez le projet par rapport au parc, c’est inadmissible de le mettre à cet endroit. C’est un lieu paisible ici et un véritable écrin de verdure situé tout près du centre de Genappe », insiste ce citoyen.  

« On est des pigeons »

Ce projet est un non-sens que ces habitants comprennent d'autant moins que d'autres projets d'aménagement du parc existent déjà. Et pour lesquels ils ont été consultés par le passé. « On a l’air de nous prendre pour des pigeons. La commune met en place des projets de participation citoyenne, des groupes de travail, des ateliers depuis des années. Et au final, on ne tient pas compte de nos remarques », précise encore ce citoyen en colère.

L’enquête publique se termine dans quelques jours mais l’opposition à ce projet ne s’est pas fait attendre. Le bourgmestre de Genappe, Gerard Couronné (MR), s’attendait à ces réactions. « On a organisé une enquête publique qui, précise-t-il, n’était pas obligatoire dans ce cas-ci. Mais on l’a fait parce que nous-mêmes nous n’étions pas convaincus que ce n’était la bonne implantation pour un projet de ce type. »

Mort et enterré ?

Face aux réactions des citoyens, le bourgmestre précise que les résultats de l’enquête publique seront contraignants pour ce projet-ci. Il estime que les réactions sont fondées. « Je pense toujours qu’il est intéressant d’avoir des terrains de tennis mais pas nécessairement à cet endroit-là. Il y a d’autres implantations qu’on étudie avec le Collège pour le moment. Et qui, à mon avis, poseraient beaucoup moins de problèmes. »

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