Genappe: du commerce abandonné à l'atelier d'artistes ouvert aux passants

Audrey Atkinson, Nathalie Bergiers et Julie Lejeune dans leur atelier d'artistes... une ancienne bijouterie du centre-ville de Genappe.
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Audrey Atkinson, Nathalie Bergiers et Julie Lejeune dans leur atelier d'artistes... une ancienne bijouterie du centre-ville de Genappe. - © Rtbf

Réaffecter les surfaces commerciales abandonnées du centre-ville en ateliers d'artistes: c'est le projet lancé à Genappe, ville du Brabant wallon. Une formule originale qui offre un double avantage: valoriser les créateurs de la province et redynamiser le centre de l'entité.

Réaffecter les surfaces désertées

"Comme dans d'autres villes, nous constatons la fermeture d'une série de commerces", explique Valérie Vanden Hove, coordinatrice du projet Vitr'In et membre du Centre culturel de Genappe. "En mettant les surfaces commerciales abandonnées à disposition des créateurs, nous soutenons nos artistes. Cela permet de redynamiser le centre-ville, de casser l'image de vétusté liée aux chancres, d'augmenter le sentiment de sécurité et de valoriser le travail des créateurs."

Soutien des autorités

C'est la commune, avec l'appui de quelques acteurs immobiliers, qui rachète la majorité des immeubles désertés par les commerçants. Un départ consécutif à une faillite ou à l'absence de repreneur. Concrètement, depuis peu, un premier commerce ayant abrité une bijouterie et une cordonnerie accueille 6 artistes au n°11 de la rue de Charleroi. La commune, avec le soutien de la province, met gratuitement les locaux à disposition des artistes. Ceux-ci payent uniquement les charges (électricité principalement). Cette location gratuite durera plusieurs mois, voire plusieurs années... le temps que les travaux de reconstruction du centre-ville soient réalisés dans le cadre d'un vaste projet de revitalisation urbanistique.

Des artistes comblés

"Pour nous artistes, cette formule est très intéressante", explique Julie Lejeune qui relooke du vieux mobilier. "On sort de notre isolement pour partager un espace de travail avec d'autres créateurs. C'est d'autant plus enrichissant qu'on peut aussi ouvrir notre portes aux habitants et aux passants. On leur explique notre travail. L'atelier devient un lieu d'échanges et de créativité, avec un effet d'émulation. Mais ce lieu n'est toutefois pas une galerie d'art".

Pour Nathalie Bergiers, artiste peintre, "la vitrine de l'ancien magasin permet aux passants de voir les œuvres. Le dialogue avec le public est facilité". De son côté, l'artiste peintre et portraitiste Audrey Atkinson espère que des écoles pourront aussi découvrir l'atelier".

Quant aux commerçants toujours en activité dans la rue, ils se disent heureux de revoir de la vie dans des immeubles à l'abandon depuis des mois, voire des années. "Mon vis-à-vis est à nouveau éclairé et lumineux", nous dit le libraire installé en face de l'atelier. D'autres bâtiments devraient suivre ce mouvement urbanistico-artistique.

 

 

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