Gembloux: le cimetière de Sauvenière enfin débarrassé des mauvaises herbes sans produits chimiques

L'état déplorable du cimetière de Sauvenière, il y a quelques jours. Sans désherbants chimiques, les ouvriers communaux peinent à traiter les 11 cimetières de la commune de Gembloux. La contestation d'une série de familles a sans doute poussé les autorités à débroussailler le terrain, comme en attestent les photos suivantes.
3 images
L'état déplorable du cimetière de Sauvenière, il y a quelques jours. Sans désherbants chimiques, les ouvriers communaux peinent à traiter les 11 cimetières de la commune de Gembloux. La contestation d'une série de familles a sans doute poussé les autorités à débroussailler le terrain, comme en attestent les photos suivantes. - © S. Collin-FB

Il aura sans doute fallu un vent de protestations sur les réseaux sociaux... Mais la commune de Gembloux a fini par désherber le cimetière de l'entité de Sauvenière. Un soulagement pour les familles.

Il y a quelques jours encore, chardons et mauvaises herbes avaient envahi tombes et allées. "C'était catastrophique! Il y avait des mauvaises herbes partout. Et des chardons aussi", nous ont dit plusieurs habitants. En cause: la surcharge de travail des services communaux, débordés à cause de l'interdiction progressive des produits "phyto" (phytosanitaires), comme le glyphosate ou d'autres produits chimiques similaires... Une interdiction qui sera totale pour les cimetières, dès le 1er janvier 2018.

Désherber sans produits chimiques 

Certaines communes peinent à désherber leurs cimetières mécaniquement ou avec des produits plus respectueux de l'environnement... faute de moyens, notamment. "La Région wallonne nous demande d'éviter les désherbants phytosanitaires" (NDLR: chimiques et nocifs pour l'environnement), explique Jérôme Haubruge, échevin en charge des 11 cimetières de Gembloux. "Mais elle ne nous donne pas de subsides pour pouvoir acheter des désherbants dits "écologiques". Des produits qui, à mes yeux, ne sont pas vraiment écologiques", précise l'échevin, par ailleurs agriculteur.

"La Région ne nous donne pas non plus le matériel qui permettrait le désherbage mécanique. Et nous ne pouvons pas demander à nos ouvriers communaux de tout enlever à la main. Ils sont quatre pour 11 cimetières, avec l'aide d'une partie du personnel des espaces verts. Tout faire à la main, ce serait impossible avec les effectifs actuels. Et tout traiter avec du "bio", ce serait beaucoup trop cher. Il faut donc qu'on se tourne vers d'autres solutions".

Des allées en gazon 

Parmi les solutions alternatives que prône Gembloux: la "possibilité d'engazonner" les petites allées qu'il suffirait alors de tondre. Et le désherbage mécanique par machine pour les plus grandes allées.

"Nous voulons aussi sensibiliser les familles à entretenir convenablement le pourtour de leurs tombes", précise l'échevin. "La population devra aussi se faire à l'idée qu'il faudra tolérer quelques mauvaises herbes, çà et là." Un changement de mentalité, pour tenter de réduire les produits phytosanitaires nocifs pour la planète et pour la santé de tous. 

 

 

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir