Fusion CHR de Namur/Auvelais : les médecins réclament l'astreinte de 500 000 euros

Le CHR Namur a fusionné avec l’hôpital d’Auvelais. Une fusion effective depuis le 1er janvier.
Le CHR Namur a fusionné avec l’hôpital d’Auvelais. Une fusion effective depuis le 1er janvier. - © RTBF

A peine consommé, ce mariage a déjà du plomb dans l’aile et ressemble de plus en plus à un divorce. Les médecins d’Auvelais sont contre le rapprochement des deux hôpitaux et ont remporté une première victoire en portant l’affaire devant la justice il y a moins de trois semaines. Aujourd’hui, ils réclament l’exécution de l’astreinte ordonnée par le tribunal de première instance.

L'été dernier, le mariage des deux hôpitaux publics avait été annoncé en grandes pompes par les partis politiques namurois. Mais un des deux mariés n'était pas content du tout de se voir passer la bague au doigt : les médecins de l'hôpital d'Auvelais. Ils criaient haut et fort qu'on ne leur avait pas demandé leur avis, qu'ils avaient peur de perdre des activités médicales.

Mais non, disaient les politiques. Il n'y a aucun danger ! Il s'agit d'une simple fusion administrative. Les deux hôpitaux gardant leurs services et leur indépendance.

Mais rien n'y fait. Les médecins d'Auvelais refusent ce mariage forcé. Ils saisissent la justice. Fin décembre, dans une procédure d'urgence, le tribunal de première instance leur donne raison sur la forme, pas encore sur le fonds. Il ordonne malgré tout la suspension de la fusion - sous peine d'une astreinte de 500.000 euros.

Nouveau rebondissement : les deux hôpitaux se passent malgré tout la bague au doigt le 1er janvier. Pour les politiques, la décision de justice n'a aucune valeur parce qu'elle se base sur des dates erronées, disent-ils.

Inacceptable, scandaleux, dit l'avocat des médecins auvelaisiens. Il vient donc d'activer la décision de justice et demande les 500.000 euros d'astreinte. La balle est maintenant dans le camp adverse.

 

Monika Wachter

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