Froidchapelle : treize millions d'euros à débourser pour faire passer les parcs résidentiels en zone d'habitat vert

En Région wallonne, environ 15.000 personnes vivent dans des parcs résidentiels comme celui du Cul de Cheval à Froidchapelle
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En Région wallonne, environ 15.000 personnes vivent dans des parcs résidentiels comme celui du Cul de Cheval à Froidchapelle - © rtbf-Grégory Fobe

En Région wallonne, environ 15.000 personnes vivent dans des parcs résidentiels. À l’origine, il s’agissait plutôt des villages de vacances mais progressivement certains ont décidé d’y habiter, souvent dans des logements en dur : le problème c’est qu’ils vivent en zone de loisirs et que c’est différent d’une zone à bâtir traditionnelle. Leur situation n’est pas vraiment reconnue légalement, ce qui pose une série de problèmes.

" On est finalement considéré comme des habitants de seconde zone, explique Liliane Ray qui vit avec son mari dans le parc résidentiel du Cul de Cheval à Froidchapelle où elle se mobilise depuis de nombreuses années pour faire changer la législation. Nous avons une insécurité notamment au niveau de la domiciliation : elle est provisoire mais à long terme. Ce flou a aussi un impact sur la valeur de la maison. Quand nos enfants en hériteront, ils ne pourront peut-être pas y vivre. "

Passer en zone d'habitat vert: une option intenable sans l’aide de Région

Cette situation dure depuis des années. Des parlementaires wallons emmenés par le MR Philippe Dodrimont se sont penchés sur la question durant deux ans pour tenter de trouver des solutions ; une option serait de faire passer les parcs résidentiels en zone d’habitat vert dans les plans d’aménagement du territoire ce qui permettrait de pérenniser la situation ; une vingtaine de communes dont Froidchapelle ont opté pour cette solution et introduit une demande auprès de la Région mais en échange elles doivent mettre la main au portefeuille pour réaliser des travaux d’aménagement. A Froidchapelle, il y a 4000 habitants dont 700 vivent dans l’un des trois parcs résidentiels ; si la demande de passer ces terrains en zone d’habitat vert est acceptée par la Région, la commune devra débourser treize millions d'euros.

" C’est intenable pour nous, explique le bourgmestre Alain Vandromme. Nous devons remplacer les conduites d’eau, d’électricité, refaire les voiries et une partie de l’égouttage. Il faut vraiment que la Région wallonne nous aide financièrement sinon nous devrons faire marche arrière. "

Les communes concernées avaient jusqu’au 20 mai pour introduire leur dossier. Désormais la balle est dans le camp de la Région wallonne qui ne devrait pas se prononcer avant 2020.

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