Fraude aux notes d'examen connue en janvier, la Haute Ecole Libre de Bruxelles dépose plainte en juillet

Une fraude aux notes d'examens à la HELB n'a donné lieu à une plainte que six mois plus tard
Une fraude aux notes d'examens à la HELB n'a donné lieu à une plainte que six mois plus tard - © Tous droits réservés

En mai de cette année, nous révélions une affaire de fraude aux notes d'examens à la Haute Ecole Libre de Bruxelles, catégorie sociale. Des étudiants étaient soupçonnés d'avoir fait modifier leur note avec la complicité d'une secrétaire pour transformer un échec en réussite. A l'époque, nous avions vainement cherché à savoir si la direction de la Haute Ecole avait déposé plainte auprès de la justice ou si elle s'était limitée à l'enquête interne qu'elle avait menée et qui avait conduit à la suspension de la secrétaire incriminée.

Aucune plainte au parquet

Tant la direction que le parquet s'étaient bornés à répondre qu'une enquête de police était en cours. C'était exact, si ce n'est que cette enquête était consécutive à la plainte de la secrétaire écartée qui entendait ainsi faire valoir son innocence. Et non à une plainte en bonne et due forme de la part de la HELB. Pourtant, les faits sont graves puisqu'ils supposent des faux en écriture et une intrusion dans le système informatique de l'établissement. 

Six mois plus tard, le Conseil d'Administration de la HELB vient enfin de communiquer sur l'affaire : quatre étudiant.e.s ont fait l'objet d'une sanction disciplinaire devenue définitive, que la Haute Ecole refuse de préciser. Selon nos informations, il s'agit d'une exclusion de la catégorie mais sans signalement à la FWB, ce qui permettrait aux exclu.e.s de se réinscrire dans une autre haute école. 

Pour ce qui concerne la secrétaire écartée (avec maintien de la rémunération), la HELB constate qu'aucun devoir d'enquête n'a été effectué et que l'employée continue à bénéficier de la présomption d'innocence. Dès lors, le CA a décidé, ce 4 juillet, de déposer plainte avec constitution de partie civile entre les mains d'un juge d'instruction. Six mois après la découverte de la fraude. 

 

 

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