Frasnes-Lez-Anvaing : un nouveau centre de compétence du Forem pour le secteur Vert. Place à l’agriculture 2.0

Frasnes-Lez-Anvaing : un nouveau centre de compétence du Forem pour le secteur Vert. Place à l'agriculture 2.0
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Frasnes-Lez-Anvaing : un nouveau centre de compétence du Forem pour le secteur Vert. Place à l'agriculture 2.0 - © Tous droits réservés

Le Forem a inauguré son nouveau centre de compétence pour le secteur vert à Frasnes-Les-Anfaing. Ces nouveaux bâtiments vont permettre de former dans les meilleures conditions. Avec près de 30.000 emplois, le secteur vert est en pleine croissance sur le marché de l’emploi. « C’est notre job de coller à cette réalité économique », explique Marie-Kristine Vanbockestal, administratrice générale du Forem. « Nous devons fournir la formation pour développer la compétence de futurs travailleurs du secteur. »

Parmi les formations, 13 sont entièrement dédiés aux métiers du secteur vert comme Élagueur, jardinier, tronçonneur, maraîcher, etc. Le Forem a accueilli quelques 730 personnes en 2018.

Le métier de maraîcher attire les candidats stagiaires.

Apprendre le métier de maraîcher

Céline et Maxime ont commencé leur formation de maraîcher il y a 6 semaines. Pendant 8 mois, ils vont apprendre les moindres rouages du métier. Ils doivent apprendre à cultiver la terre, identifier les besoins des plantes, connaître les conditions climatiques, …

Grâce à leur formateur et à une serre connectée, ils découvrent aussi le smart farming, une manière d’associer l’agriculture et les nouvelles technologies comme le digital. « On a un formateur qui suit et s’adapte à ce qu’il se fait », explique Maxime Tiston. « Ensuite, il revient vers nous avec la possibilité de faire nos propres choix. Je dois avouer que j’étais frileux. Je ne suis pas nécessairement adepte des nouvelles technologies. En six semaines, mon avis a déjà changé. » Pour Céline Denooz, autre étudiante en maraîchage, le digital dans le métier est un petit plus. « Le travail est très dur. On dépend de la météo. Le digital peut nous permettre de gagner du temps. Pour le moment, nous l’utilisons pour arroser les légumes et les plantes. Cela nous permet de gagner du temps et de la rentabilité. »

Le maraîchage à l’heure du digital

Laurent Dorchy est formateur en maraîchage bio au centre de compétence secteur vert du Forem. Pour lui, l’agriculture 2.0 devient indispensable pour rentabiliser au mieux le temps de travail. Grâce à une simple application sur son téléphone, Laurent peut déclencher l’irrigation de ses plantes. « Avec les saisons que nous avons et la sécheresse, de nombreux maraîchers rencontres des problèmes d’irrigation de leur parcelle », raconte le formateur. « Ce temps d’arrosage est une lacune par rapport à d’autres tâches plus importantes. En ayant l’aide des technologies, cela permet de gagner du temps et de mieux gérer l’eau. Les plantes sont aussi mieux gérées et moins malades. C’est tout bénéfice pour nous. »

Cette installation de nouvelles technologies a un coût. L’investissement est assez vite amorti. « Pour un système d’irrigation connecté, il faut compter un investissement de 3000€ par hectare », ajoute Laurent. « Il est facile à mettre en place soi-même. De plus, le gain de temps de travail fait qu’on économise presque 2000€ annuels de salaire. L’amortissement est vite réalisé. »

Le digital est-il l’avenir de l’agriculture ?

Pour Kevin De Kuyper, formateur spécialisé dans le numérique au Forem, l’avenir de l’agriculture passera indubitablement par le Smart Farming. « Nous travaillons en synergie avec secteur vert. L’idée est de travailleur sur l’intégration d’outils technologiques sur le maraîchage. Nous travaillons sur une série de technologie capable d’aider les agriculteurs. » L’équipe des technologies en communication et information (TIC) du Forem travaille actuellement sur un dispositif à partir de drones. « Les drones survoleraient la terre agricole. Sur base de photos, nous pourrions connaître les besoins en eau mais aussi repérer des maladies des plantes ou des invasions d’insectes. »

Dans un futur proche, les plantes pourraient devenir autonomes. A l’aide de capteurs, les plantes pourraient envoyer des informations quant à leur état de santé ou leur besoin en eau et minéraux.

Cet apport de technologie pourrait permettre à terme de rentabiliser en temps et en coût le travail des maraîchers.

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