Francorchamps: "Le gouvernement wallon reste au balcon", juge P-Y Jeholet

Pierre-Yves Jeholet a fait part de son inquiétude quant à l’avenir du GP de Francorchamps.
Pierre-Yves Jeholet a fait part de son inquiétude quant à l’avenir du GP de Francorchamps. - © Belga

Les négociations relatives au Grand Prix de Francorchamps se poursuivent et plusieurs formules sont sur la table, a répété Jean-Claude Marcourt, en Commission du parlement wallon, en réponse au député Pierre-Yves Jeholet. Le ministre de l’Économie s'est montré discret sur l'état des discussions même si, à l'entendre, la perspective d'une alternance avec la France semble s'éloigner. Le député MR, lui, regrette la passivité du gouvernement.

Des contacts avec la France ont eu lieu, des offres plus précises étaient attendues pour la fin de l'année passée, le délai a été prolongé mais, à ce jour, M. Marcourt dit n'avoir reçu aucun courrier d'un membre du gouvernement français mentionnant des engagements de celui-ci, particulièrement en termes financiers.

Le 30 mars, le premier ministre français, François Fillon avait confirmé que le retour d'un Grand Prix de F1 en France en 2013 faisait l'objet de négociations avec le patron de Formula One Management, Bernie Ecclestone. Le principe d'une alternance avec un autre Grand Prix a été accepté, avait-il précisé, mais pas forcément avec celui de Belgique.

M. Marcourt a indiqué par ailleurs que le remplacement d’Étienne Davignon à la tête de Spa Grand Prix n'aurait pas lieu avant la fin des négociations. Le nom de l'ancien ministre PSC Melchior Wathelet avait circulé mais depuis lors celui-ci a été nommé avocat général à la Cour de justice européenne. "Il nous faut trouver une autre personne mais nous ne manquons pas de candidats de qualité", a souligné le ministre.

Dans les rangs de l'opposition, M. Jeholet a dit son inquiétude à l'égard de l'avenir du GP à Francorchamps. "Le gouvernement wallon reste au balcon. J'ai l'impression qu'il est en train d'abandonner Francochamps", a-t-il regretté.

Le député s'est aussi montré très sceptique à l'égard du degré d'implication de M. Davigon dans ce dossier. "Je ne suis pas sûr que ce soit sa préoccupation première", a-t-il ajouté.

Belga

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