Francorchamps : l'alternance du GP de F1 avec la France se précise

Selon le quotidien français Le Figaro, le dossier devrait être bouclé d’ici la fin du mois.
Selon le quotidien français Le Figaro, le dossier devrait être bouclé d’ici la fin du mois. - © Belga

Il semble que le dossier de l'alternance du Grand-Prix, une année sur deux avec la France, soit en passe d'être bouclé. C'est ce qu'annonce le quotidien français Le Figaro, pour qui il ne manquerait plus que l'accord du premier ministre français pour procéder aux signatures. Une tuile pour les finances des communes concernées ?

Pour le secteur touristique et l'Horeca proche du circuit, une année sans Grand-Prix, c'est un manque à gagner qui se chiffre en centaines de milliers d'euros. Pour les communes de Stavelot et Malmedy, ce sont des taxes en moins. Le bourgmestre de Malmedy, André Denis, veut toutefois rester optimiste. ''Il y a un manque à gagner de 300-320.000 euros mais cela ne menacera pas la bonne tenue des projets actuels.''

Une réaction qui contraste avec celle de son voisin stavelotain Thierry de Bournonville, qui n'hésite pas à parler de grosse tuile financière et de projet qui deviennent irréalisables. ''Pour nous, c’est une tuile de 450.000 euros. Cela veut dire que certains projets ne verront jamais le jour à Stavelot, notamment la salle culturelle.''

Une alternance qui, pour lui, signifierait aussi, à terme, la perte du Grand-Prix. ''Il ne faut pas se faire d’illusion. Dans ces conditions-là, un jour ou l’autre, la France reprendra ses billes et fera son Grand-Prix annuel. Nous ne pèserons plus dans la balance.''

L'alternance n'est pas encore signée, mais derrière le circuit français du Castellet, il y a Bernie Ecclestone, le grand financier de la F1.

Rappelons que le déficit du GP belge est estimé à 5 millions d'euros chaque année. Un déficit qui se verrait donc divisé par deux, en cas d'alternance. Selon le Figaro toujours, la décision devrait tomber d'ici la fin du mois.

 

Olivier Thunus

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