Ces Français vivent en Belgique et sont "à fond derrière Fillon"

Près de trente-neuf personnes étaient réunis dans les locaux du Parti Populaire Européen
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Près de trente-neuf personnes étaient réunis dans les locaux du Parti Populaire Européen - © Simon Wohlfahrt

"C'est François Fillon ou le chaos". Pour Caroline Cayeux, porte-parole du candidat français de la droite et du centre, venue s'exprimer à Bruxelles jeudi après-midi, le choix est simple. À l'invitation du mouvement des "Femmes avec Fillon", près de 40 personnes ont fait le déplacement dans les locaux du Parti Populaire Européen (PPE) afin d'assister au dernier d'une série de 100 meetings organisés en France et à l'étranger.

A seulement trois jours du premier tour de l'élection française, les candidats et les militants mettent leurs dernières forces pour rallier les indécis avant le vote: "Beaucoup de gens ne savent toujours pas pour qui voter, on le sait. Il faut pouvoir leur montrer que François Fillon a le meilleur programme et c'est pour cela que c'est important d'être présent ici et d'en parler" souligne Muriel Réus, fondatrice du Mouvement "Les Femmes avec Fillon". Chaque vote peut faire la différence alors que les quatre favoris du scrutin sont quasiment à égalité (on considère en effet que les sondages ont une marge d'erreur de 4%).

Rassurer les investisseurs

"Il faut séduire les entrepreneurs français à revenir sur le territoire". L'exposé du programme par Caroline Cayeux, sénateur-maire "Les Républicains", répondait principalement aux problématiques touchant directement certains français de l'étranger : "La moitié des investisseurs français sont partis depuis 10 ans, il faut stopper l'évaporation du capital." La question de l'impôt sur la fortune n'est pas loin : "Il faut le supprimer" ajoute la sénatrice. Dans le public, il y a des industriels, des retraités du commerce international, des gérants de société, un traducteur du parlement européen et un cuisinier.

 

Convaincre les convaincus

Au 10 rue du commerce, on constate que les personnes présentes sont déjà conquises par le candidat sarthois. "J'étais déjà convaincu avant de venir ici" confie un Sarthois expatrié à Bruxelles, "Et je crois à fond dans sa victoire dimanche". Daniel pour sa part a pris sa décision depuis longtemps : "François Fillon a subi une campagne de dénigrement incroyable, c'est injuste, Je suis en colère et je compte bien voter pour lui. La France ? Je ne compte pas y revenir de si tôt".

Certains Belges ont même fait le déplacement : "Je viens de Gand et je suis à fond derrière Fillon. J'étais là lors du meeting du Trocadero en France le 5 mars dernier, à Lille aussi et d'autres encore. Même si j'aurais bien aimé qu'il soit candidat ici en Belgique, je sais que s'il est élu en France, il fera du bien par delà les frontières ! " s'enthousiasme Liliane, retraité de 69 ans.

Pour les intervenants, l'idée est véritablement de rendre les convaincus acteurs du message de Fillon "Il faut entraîner ceux qui peuvent diffuser le message autour d'eux. Imaginez si chacun y parvient pour cinq personnes, ça peut vraiment changer les choses", explique Caroline Cayeux.

"A part Filteris, je ne regarde plus les sondages"

Alors que les derniers sondages donnent François Fillon et Jean-Luc Mélenchon en 3e et 4e position à seulement 1% l'un de l'autre, les membre de Les Républicains sur place ne veulent plus en entendre parler des études d'opinion : "A part Filteris, on ne regarde plus les sondages", confient les deux porte-paroles. L'institut "Filteris" ou "l'analyse du buzz" base son analyse sur le poids numérique des candidats sur la toile.

 

La course à la plus haute marche de la République continuera ce jeudi 20 avril avec, ce jeudi soir, un nouvel exposé du programme des candidats, l'un après l'autre, dans l'émission "Quinze minute pour convaincre" sur France 2. La sénateur-maire notait tout de même que "François Fillon a curieusement été tiré au sort pour passer en dernier"

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