Frameries: un terril est à vendre pour 180 000 euros

Une butte au sommet grisâtre, découvert par des arbres dont les feuilles sont tombées. Pas d'erreur possible: nous sommes bien au pied du terril de Noirchain. En s’approchant, on découvre une grille, elle délimite le domaine. Une drève se dessine au pied des arbres, qui se dressent par centaines. Après une courte promenade, on découvre un lavoir minier en ruines, presque entièrement recouvert de lierre. "C'est ici qu'était acheminé le minerai sorti du puis", explique Laurent Vansthertem, agent immobilier en charge de la vente. "Il était ensuite nettoyé, et les déchets étaient renvoyés vers le haut du terril". 

Il nous faut ensuite grimper la butte. La pente est raide, le terril fait 71 mètres de haut. Mais l’effort est récompensé par une vue imprenable sur la région du Borinage et le site du Crachet. Nous sommes alors rejoints par Jean-François Clarinval, le propriétaire du site. Il décrit le profil du prochain acquéreur: "Il faut savoir que c’est un site classé Natura 2000 donc il y a certaines contraintes, mais aussi pas mal de possibilités. Je pense que c'est un site qui s’adresse à quelqu'un qui est amoureux de la nature, amoureux du patrimoine historique". 

Noirchain est l'un des derniers terrils à appartenir à un particulier; la plupart sont devenus la propriété des communes. Pour l’acquérir, il vous faudra tout de même compter 180.000 euros. 

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