Frameries: du théâtre-action pour dénoncer le projet d'usine à frites

Frameries: du théâtre-action pour dénoncer le projet d'usine à frites
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Frameries: du théâtre-action pour dénoncer le projet d'usine à frites - © P.W.- RTBF

Des réunions citoyennes ou des reportages dans les médias, c'est bien. Mais pour se battre contre l'usine à frites Clarebout, il y a d'autres moyens. Les riverains du comité "la Nature sans Friture" l'ont bien compris à Frameries.

Dimanche, environ cinq cents personnes ont assisté à un spectacle itinérant le long du terrain de l'entreprise. Du théâtre-action réalisé en partenariat avec l'ASBL "Faites-le autrement". Le résultat a fait mouche auprès du public.

L'hôtesse d'accueil emmène les groupes composés d'une cinquantaine de spectateurs dans le bureau du patron de l'entreprise "Clareprout". Celui-ci s'enflamme sur ce que lui rapportera son usine à frites: "Du fric. Du pognon. Du flouze." Un peu plus loin, les ouvriers et les lavandières sont nettement moins enthousiastes. Les premiers n'arrivent pas à jouer aux cartes: "C'est le gras qui est dans l'air qui colle sur le papier". Les secondes passent leur vie à lessiver des vêtements souillés par les rejets de l'usine.

Allez faire un tour à Warneton

Une vision fort sombre de la vie à côté d'une telle entreprise: les auteurs de la pièce auraient-ils forcé le trait ? "Pas du tout", répondent les spectateurs que nous avons interrogés. Une dame ajoute: "Vous devriez aller faire un tour du côté de Warneton (NDLR: où une usine Clarebout est en fonctionnement) et vous verrez que tout ce qu'ils ont joué aujourd'hui s'est déjà produit".

Plusieurs riverains ont pris part à l'écriture et même au jeu de cette pièce. Pour Florence Defourny, porte-parole du comité "La Nature Sans Friture", ce spectacle est un outil de communication alternatif et permet de toucher d'autres personnes. "Comme c'est joué sur le site, les gens peuvent se rendre compte de l'ampleur de ce projet. Le ton d'humour permet aussi de parler autrement de ces enjeux environnementaux ou encore de la puissance de l’agroalimentaire..."

Bye-bye Clarebout

La dernière saynète est jouée par les riverains eux-même. Ils y mettent en scène le retrait de l'entreprise de transformation de pommes-de-terre de Frameries. Un happy end qu'ils appellent de leurs voeux. Ils ont d'autres projets pour ces hectares qui bordent leurs jardins.

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