Forest: les professeurs et étudiants de l'IESSID occupent le CPAS

CPAS en colère à Forest (1190)
CPAS en colère à Forest (1190) - © https://www.facebook.com/events/

A l'initiative du collectif "Ecole en colère", une cinquantaine de personnes parmi lesquelles des représentants d'associations comme Tout Autre Chose - Hart Boven Hard ont occupé, vendredi de 09h30 à 12h00, le CPAS de Forest pour signaler la détérioration des conditions de travail des travailleurs sociaux et pour demander un retour vers "l’État social".

Les participants se sont habillés de noir pour symboliser la mort du travail social. Ceux qui faisaient les morts sur la pelouse se sont relevés pour agir contre le fatalisme. Un chant de lutte a fait écho à cette saynète humoristique. Une vingtaine de travailleurs sociaux du CPAS de Forest et de bénéficiaires des allocations ont rallié l'action.

La volonté de mener d'autres initiatives est ressortie de l'assemblée générale tenue à 11H00 à l'extérieur. Le Comité de vigilance en travail social qui rassemble depuis 10 ans des travailleurs sociaux a décidé à l'issue d'une réunion de 13H00 à 15H30 à l'IESSID (Institut d'enseignement supérieur social et Sciences de l'information et Documentaliste) d'organiser prochainement une action d'occupation du CPAS de St-Gilles, et d'écrire un manifeste sur les pratiques professionnelles à bannir.

Le collectif "Ecole en colère" est né en novembre au sein de cette école, à l'initiative de professeurs et d'étudiants issus de la formation pour assistants sociaux. Il a été rejoint plus largement par d'autres travailleurs du secteur et diverses associations.

"Le nouveau gouvernement a pris des mesures encore plus concrètes et plus radicales que le précédent", constate Sébastien Gratoir, professeur à l'IESSID. "En tant qu'enseignants, on suit les étudiants en stage. D'années en années, on remarque que les conditions empirent dans les associations. Les assistants sociaux au CPAS sont de moins en moins nombreux alors que les bénéficiaires augmentent. Leurs conditions de travail sont donc de plus en plus dures, le temps accordé à chaque bénéficiaire diminue et leur travail social devient de plus en plus du contrôle social. On veut que le politique réinvestisse le social. En tant que travailleurs sociaux, on voudrait pouvoir donner notre avis et ne pas être uniquement les exécutants de politiques qu'on ne soutient pas".

Belga

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