Fleurs à couper: un concept local, basé sur la confiance, qui séduit de plus en plus

Les champs de fleurs en libre-service séduisent
3 images
Les champs de fleurs en libre-service séduisent - © S. Vandreck

En une douzaine d'année, des champs de fleurs à couper ont poussé le long de plusieurs axes du Brabant wallon et de la province de Namur. La famille Bommers, originaire de Sombreffe, en a planté quatorze, dont le dernier vient d'éclore du côté de Jodoigne. Le concept est simple: les clients vont directement cueillir les fleurs dans le champ, composent leur bouquet et versent la somme équivalente dans une tirelire-caisse installée à l'entrée du champ. Quand les agriculteurs ont voulu se diversifier avec ce concept venu d'Allemagne, personne n'aurait misé sur ces champs de fleurs en libre-service. "Le consommateur aime quand on lui fait confiance. Et ça paie", se réjouit Maria Bommers, qui n'a jusqu'ici constaté que quelques incidents. Une idée qui plait notamment à Marie-Hélène, venue pour la première fois cueillir son bouquet de tulipes, dans le champ de Blanmont, le long de la N4 : "C'est une chouette façon d'obliger les gens à prendre leurs responsabilités, sans qu'ils soient surveillés", réagit cette maman accompagnée de son petit garçon.

On sait d'où les fleurs viennent

Aux tulipes et narcisses, succéderont les pivoines, les glaïeuls, les tournesols, les dahlias, les chrysanthèmes... Une véritable boutique de fleuriste en plein air, qui n'a pas d'heures d'ouverture et où il ne faut pas faire la file. La clientèle apprécie aussi le côté local du produit: "On sait d'où elles viennent et qu'elles n'ont pas été forcées artificiellement", témoigne un habitué, qui offre régulièrement ces fleurs à sa maman dans une maison de repos toute proche. La famille Bommers bichonne ses plantations tout au long de l'année: "Nous avons toute une équipe qui plante et entretient les champs. L'investissement valait la peine", reconnaît l'agricultrice. Le succès est tel que des personnes demandent à ce qu'on plante un champ près de leur commune ou que d'autres agriculteurs proposent à la famille de planter sur une de leurs terres.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK