Flémalle: le Préhistomuseum de Ramioul sort de terre

De nouveaux bâtiments éco-compatibles accueilleront les visiteurs du Préhistomuseum.
3 images
De nouveaux bâtiments éco-compatibles accueilleront les visiteurs du Préhistomuseum. - © ADs/DR

Fermé depuis bientôt 3 ans, le Préhistosite de Ramioul, à Flémalle, est en pleine transformation. L'ensemble du site rouvrira ses portes officiellement au début du mois de février 2016. Mais sur place, de nouvelles constructions et de nouvelles activités, toujours tournées vers l'archéologie, la préhistoire, et la nature, sont en train de voir le jour. Un projet culturel et touristique important pour la région liégeoise, mais également pour la Wallonie: plus de 40 000 visiteurs le visitaient jusqu'ici chaque année, dans des installations devenues trop exigües. A l'occasion de la réouverture, le Préhistosite va également changer de nom: il s'appellera Préhistomuseum, pour être davantage en phase avec l'ensemble de ses activités.

Zone verte, archéologie et alimentation

Fernand Collin, directeur du Préhistomuseum, et toute son équipe, sont enthousiasmés par l'avancement du projet, même s'il a pris un peu de retard. "C'est un chantier d'envergure, en termes d'infrastructures, mais aussi comme projet environnemental. C'est le premier musée en Europe qui réalise le lien, la synthèse, entre l'homme et la nature." Au coeur de 30 hectares de zone verte, le site de Ramioul combine en effet une grotte classée, une balade nature de 8 km, de nouveaux bâtiments avec salles d'exposition, conservatoire archéologique, centre de documentation, une cafeteria, et même un restaurant avec un menu savoureux et... archéologique, explique Fernand Collin.
"Un chef, historien de la gastronomie et de l'alimentation, proposera en effet aux visiteurs de manger... une petite exposition: le contenu de chaque assiette racontera à différentes époques l'histoire de ce que mangeaient nos ancêtres."

Activités et ateliers en pleine nature

Ce nouveau musée, dessiné par le bureau liégeois AIUD, marie l'architecture éco-compatible et innovante: bois, parois de terre, béton, verre, acier corten, dans un site naturel classé Natura 2000. En plus de ses nouveaux développements, le Préhistomuseum proposera toujours, avec l'aide d'animateurs ayant une formation d'historien d'art ou d'archéologue, des expériences et ateliers en pleine nature qui ont fait son succès, notamment auprès du public scolaire. Mais pas seulement.
"On pourra visiteur la grotte de Ramioul à la lampe de poche, dans le noir, comme les spéléologues l'ont fait il y a une centaine d'années", poursuit Fernand Collin. "On pourra apprendre à tirer au propulseur, à tirer à l'arc. Observer les animaux, dans une flore entièrement préservée. Et toujours apprendre à tailler le silex, à allumer un feu, à réaliser des poteries en terre." 

Conservation, expositions et recherche

Le Préhistomuseum sera également un lieu de conservation scientifique, muni des toutes dernières technologies, mais qui seront réellement accessibles à tous les types de visiteurs. Il accueillera aussi de grandes expositions archéologiques, issues des quatre coins de l'Europe. Ce projet culturel et touristique est cofinancé par la Région wallonne et son commissariat au Tourisme, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Province de Liège, la commune de Flémalle et l'asbl du Préhistosite elle-même, pour un montant de 9 millions et demi d'euros. Le projet est également pourvoyeur d'emplois, avec un effectif prévu d'une soixantaine de personnes. L'ouverture au grand public est annoncée pour le 6 février 2016.

Informations pratiques sur le site: www.prehisto.museum

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK