Flémalle/Engis: un espoir pour l'avenir de la centrale biomasse des Awirs

la centrale des Awirs
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C'est un mince espoir, mais un espoir tout de même : la centrale biomasse des Awirs, dont la fermeture a été planifiée pour le mois de septembre, pourrait finalement obtenir du bois de rallonge. Le propriétaire Electrabel table sur un récent changement de la législation wallonne pour maintenir l'outil : 35 emplois sont en jeux.

La nouvelle législation votée le mois dernier permet en effet aux centrales biomasse de demander une révision du nombre de certificats verts si elles ne sont pas rentables. C'est le cas de la centrale des Awirs. Selon Electrabel, elle perd 10 millions d'euros par an. Trois raisons à cela : l'augmentation du coût des pellets qui alimentent la centrale, le prix de l'électricité, trop bas selon le producteur, et la valeur des certificats verts qui a chuté. Electrabel s'apprête donc à introduire un dossier auprès de la CWaPE, le régulateur wallon, pour bénéficier de la nouvelle réglementation et donc d'un meilleur soutien financier, via ces certificats.

Cette lueur d'espoir apparaît alors qu'un accord est déjà intervenu sur le reclassement du personnel. Il est en effet prévu que le personnel aille travailler à Tihange ou à la centrale de Coo, dès le mois de septembre, voire un peu plus tard, à la fin de fin de l'année. Un sursis est en effet envisagé pour compenser l'arrêt prolongé de Tihange 2 et Doel 3.

Marc Hildesheim

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