Fini la muselière pour Médor, le journal retrouve sa liberté

C'est une victoire éclatante pour Médor : dans une ordonnance longuement motivée, la juge des référés du tribunal de 1ère instance de Namur vient d'autoriser la publication et la diffusion du magazine trimestriel.

Il y a 10 jours, le même tribunal avait pourtant interdit la sortie du premier numéro, suite à une requête unilatérale introduite par la société pharmaceutique liégeoise Mithra. Celle-ci estimait qu'un des articles du journal portait gravement atteinte à sa réputation. Pour Jacques Englebert, l'avocat de Médor, l'ordonnance de la juge balaie toutes les critiques. " La juge a distingué l'article écrit qui n'était pas encore publié et dit que c'était de la censure d'interdire sa publication. Et en ce qui concerne l'article publié sur internet, là Mithra n'apporte pas la preuve d'une faute du journaliste".

Médor en librairie

Médor est à présent autorisé à la vente. La diffusion de son premier numéro a donc été reportée d'une dizaine de jour. Benjamin Moriamé, journlaiste et fondateur de Médor explique que ce retard de diffusion ne se fera au final pas forcément négatif. " Il y a eu un préjudice c'est vrai mais il est sans doute minime au regard de la publicité qu' étrangement Mithra nous a fait avec cette procédure en justice qui n'avait d'ailleurs aucun sens."

Victoire sur toute la ligne

Mithra avait demandé aussi à la justice la publication d'un communiqué en disant qu'ils s'opposaient à ce qui était dit dans l'article. Sur ce point également, la juge des référés précise qu'ordonner cela reviendrait à une censure. Pour Médor et son conseil, c'est une grande victoire pour la presse et pour la liberté d'expression.

De son côté, l'avocate de Mithra n'a pas souhaité faire de commentaire à ce stade.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK