Fini les craies blanches sur tableau noir: place au tableau informatisé

Un tableau informatisé permettrait plus d'interactivité et, surtout, un meilleur suivi des élèves (illustration).
Un tableau informatisé permettrait plus d'interactivité et, surtout, un meilleur suivi des élèves (illustration). - © Belga

Obligées de vivre avec leur temps, les classes d’écoles s’équipent de plus en plus en matériel technologique de pointe. C’est le cas notamment à Maisières où le tableau a été informatisé dès l'école primaire. Du côté des universités, il n’est plus rare de croiser des étudiants munis d'un PC portable.

Le tableau du futur, pourrait-on l’appeler. Il équipe désormais la classe de primaire de l’école de Maisières, près de Mons. Il s’agit en fait d’un tableau totalement informatisé, interactif et pourvu d’un crayon optique.

Une solution technologique qui comporterait plusieurs avantages pédagogiques. ''Tout le travail peut être sauvegardé sur l’ordinateur, explique cette institutrice. Ce que ne permet pas le classique tableau noir. Le gros apport d’un tableau informatisé, c’est qu’il permet donc de voir l’évolution du travail d’un enfant dans le temps.'' Les élèves de Maisières confirment cet intérêt : ''On est plus attiré car il y a plus de couleurs, plus de jeux… Quand on rate, cela fait un peu rigoler les autres mais ce n’est pas grave.''

Interactivité, suivi des élèves… autant de possibilités qui ont tout de même un coût : 3500 euros à l’achat. Pour autant, la directrice de l’établissement, Andrée Dumoulin, se dit satisfaite de cet investissement. Un matériel indispensable à l’heure d’aujourd’hui : ''Le monde de demain, c’est cela ! Je dirais que même pour être caissier/ère dans une grande surface, il faut au moins savoir utiliser un ordinateur. Si on veut préparer nos jeunes à la réalité de travail de demain, il faut arriver à utiliser les nouvelles technologies.''

Dans les auditoires aussi, le tableau noir est voué à disparaître

L’informatisation de l’enseignement touche aussi les universités. Les ordinateurs portables tendent à remplacer les cahiers de cours. ''Mes élèves ne m’ont pas encore filmé mais je n’exclus pas que cela arrive un jour…'', déclare Giuseppe Pagano, professeur à la faculté Warocqué. Cet enseignant a vu évoluer les habitudes des étudiants au fil de l’avancement technologique. A nouvel équipement, nouvelle méthode, pense-t-il : ''Question de génération. Les jeunes d’aujourd’hui sont habitués à fonctionner de la sorte. Pourquoi pas. S’ils se sentent plus à l’aise avec ces équipements, cela ne me dérange pas du tout…''

Seul inconvénient : la panne. Un scénario tout à fait plausible (c’était d’ailleurs le cas la veille de notre reportage à Maisières). Le tableau noir, lui, ne connaîtra jamais pareil déboire. D’ailleurs, les profs ne s’en cachent pas : il est toujours plus rassurant de savoir qu’on en a un sous la main, ''au cas où''…

 

Thomas Rorive, Xavier Van Oppens

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