Fin de la grève aux TEC de Charleroi

Fin de la grève aux Tec de Charleroi
Fin de la grève aux Tec de Charleroi - © BELGA PHOTO VIRGINIE LEFOUR

Les chauffeurs des TEC Charleroi ont repris leur travail ce matin après un mouvement de grève spontané qui a paralysé hier une partie du réseau. Seule la moitié des bus et métros étaient sortis du dépôt. Les conducteurs disent avoir été solidaires avec un collègue licencié pour faute grave.

Le chauffeur était candidat aux dernières élections sociales sur les listes de la CGSP. Il bénéficiait donc d'une protection liée à son statut syndical mais la direction avait pris le soin de la faire lever par la justice. Elle a donc beaucoup de mal à comprendre la grève sauvage d'hier.

Car le Tribunal du travail de Charleroi, d'abord, la Cour d'appel de Mons, ensuite avait confirmé la légitimité du licenciement pour faute grave de ce chauffeur. Véronique Benoît, directrice commerciale des TEC Charleroi : "Donc voilà, on ne peut pas nous se substituer à une décision de Justice, à partir du moment où elle a été prise".

Un discours que les syndicats ont fini par entendre lors d'une réunion de conciliation hier matin, sans pour autant regretter la grève d'une partie des chauffeurs : "Ici, c'est un mouvement de solidarité qui s'est créé envers l'agent concerné, c'est quelqu'un qui a perdu son emploi, qui a un prêt, qui a une femme, qui a un enfant, c'est un jeune travailleur qui aura à mon avis très difficile à retrouver du travail puisque dans son C4, il est notifié faute grave", justifie Carmino Fassano, permanent CGSP.

Les usagers, eux, ont été pris au pris piège de ce mouvement de solidarité organisé sans préavis. Une grève sauvage qu'a dénoncé l'ACTP, l'Association des clients des transports publics, son vice-président Roger Patinet,  y ajoute une recommandation : "Maintenant ce que nous souhaitons, si quand même un incident comme ça doit survenir, c'est que la grève soit limitée aux heures creuses, c'est-à-dire que les gens soient assurés d'avoir un transport en heures de pointe pour se rendre au travail ou à l'école".

C'est que la grève d'hier tombait d'autant plus mal que les élèves du secondaire sont en période d'examen. 

Jérôme Durant

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