Ougrée: la mise à l'arrêt de la cokerie a débuté ce mardi

Autour de la cokerie d'Ougrée, l'enchevêtrement de tuyaux est impressionnant. C'est par là qu'était transporté le gaz produit par l'usine. Pascal Filippozzi a travaillé quinze ans à la cokerie. Ce délégué CNE suit de près sa mise à l'arrêt: "Le principe, c'est qu'il faut l'éteindre doucement et surtout avoir un suivi drastique au niveau du gaz. Tout est prévu pour, à un moment donné, balayer toutes les tuyauteries à risque avec de l'azote qui est un gaz inerte".

Le but évidemment, c'est d'éviter tout risque d'explosion. Tout le monde ici pense à l'accident qui avait fait 3 morts en 2002: "Les effectifs ont été doublés, la sécurité est de mise et est bien respectée jusqu'à présent".

Mercredi après-midi, on pourra voir de grandes flammes à la cokerie: "Ça signifiera la fin de la cokerie" explique le délégué. "Ça veut dire que l'extracteur de gaz sera mis à l'arrêt et qu'on brûlera les derniers gaz qui viennent d'être enfournés au niveau de la cokerie. C'est là qu'elle va rendre son dernier souffle. C'est là tout le symbole de l'arrêt d'une cokerie".

Cette première phase va donc durer trois jours. La deuxième phase prendra, elle, entre trois et quatre semaines. Il s'agira de mettre hors service d'autres engins contenant des produits chimiques qui servaient à purifier le gaz.

Ces deux phases se dérouleront selon des critères très stricts de sécurité, assure ArcelorMittal. Les 97 fours arrêtés avaient été installés dans les années 1982 et 1983. Une première batterie de four avait déjà été stoppée il y a une dizaine d'années et une seconde, comprenant 44 fours, en 2013.

Erik Dagonnier

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK