Fin de l'enquête publique sur l'avenir de l'ancien Théâtre de la Place

Le Théâtre de la Place est devenu le Théâtre A la Place: TALP
Le Théâtre de la Place est devenu le Théâtre A la Place: TALP - © Photo RTBF

C'est ce jeudi 27 février que se termine l'enquête publique sur l'avenir du bâtiment de la place de l'Yser. Et depuis le 6 septembre dernier, le Théâtre de la Place est devenu le Théâtre à la Place (TALP), suite au déménagement du Théâtre de Liège, place du XX-Août. Et un large groupement de jeunes comédiens, artistes, musiciens, occupe le bâtiment de la place de l'Yser.

Ce groupe autogéré a reçu le soutien de nombreux citoyens et d'acteurs culturels liégeois, de professeurs de l'Université de Liège et du Conservatoire. Ces "squatteurs culturels" souhaitent que la ville ne procède pas à la démolition du bâtiment, et le laisse au contraire à disposition des créateurs. Charlotte Ligneau est une jeune comédienne qui vient de Lyon. Avec quelques amis comédiens, elle est à Liège pour présenter leur spectacle autour d'un poème de Skakespeare. Ils ont entendu parler de l'initiative du Théâtre à la Place, et ils ont débarqué. C'est pour eux une belle opportunité de travailler en commun. "Nous présentons notre travail dans des lieux et avec des comédiens souvent différents. C'est une forme qui évolue en fonction des circonstances. Ce que nous apprécions ici, c'est d'avoir vu ce projet né entre autres de jeunes comédiens comme nous, qui cherchent des lieux de diffusion qu'on ne nous propose que rarement."

"Pas de solution miracle"

Depuis 6 mois, les lieux sont autogérés, en assemblées participatives. Musique, théâtre, impros, lectures, arts plastiques, la porte est ouverte à tous. Les artistes souhaitent que la Ville de Liège leur laisse occuper légalement et transformer l'espace. Alain Hendrick est l'un des membres du collectif. "Nous espérons que les autorités publiques vont comprendre que démolir ce bâtiment sans rien proposer d'autre à la place est une mauvaise idée. Le budget pour la démolition est estimé, selon ce que nous avons appris, à plus de 1, 2 millions d'euros. Cela va faire un grand trou au milieu de la place de l'Yser. Il faut réfléchir, en concertation avec le quartier, à un vrai projet. Et notre collectif de jeunes créateurs fait vivre cet espace, il suffirait de peu pour l'aider à persister." Mais des questions de sécurité, notamment auprès des services des pompiers, sont clairement mises en avant. "La Ville est prête à discuter avec le collectif", a précisé l'échevin de la Culture Jean-Pierre Hupkens au conseil communal de ce 24 février. "Mais il n'y a pas de solution miracle."

Alain Delaunois

 

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