Arne Quinze: "Je vais payer, même si ce n'est pas de ma faute"

La maquette du nouveau projet d'Arne Quinze pour le haut de la rue de Nimy
La maquette du nouveau projet d'Arne Quinze pour le haut de la rue de Nimy - © Sarah Heinderyckx

Le Conseil d'Administration de la Fondation Mons 2015 a donné son accord pour l'érection d'une nouvelle structure en bois de l'artiste Arne Quinze à l'endroit même où se trouvait le Passenger, la structure qui avait dû être démontée pour des raisons de stabilité.

Pour rappel, la structure s'était en partie effondrée en décembre, avant d'être réparée, puis finalement complètement démontée.

Une autre structure sera donc reconstruire au même emplacement. C'est Arne Quinze lui-même qui assumera l'investissement de cette nouvelle création. Interrogé dans le JT de 13h00, il explique : "C'est moi qui vais payer? Même si ce n'est pas de ma faute si elle est tombée, qu'on sait que c'est une voiture qui est rentrée dedans. Mais je prends la responsabilité de la reconstruire parce que j'ai été soutenu par Mons 2015 et par les Montois et que je n'abandonne pas mon idée de changer les villes".  Pour rappel, l'effondrement partiel avait été attribué à une poutre de mauvaise qualité, selon les architectes d'Arne Quinze en décembre.

Cette reconstruction au même endroit est-elle la bonne solution? Georges-Louis Bouchez (MR) nuance: "C'est la moins mauvaise, on va dire étant donné que le remboursement à l'amiable a été refusé par l'artiste, la seule possibilité est une reconstruction et si on devait reconstruire à un autre endroit, les études prennent près de deux ans. Donc, si on voulait reconstruire dans un délai relativement bref, même si un nouveau permis doit être demandé, il fallait le refaire au même endroit".  En clair, pour le député Wallon, Mons 2015 n'avait pas vraiment le choix.

D'importantes mesures de sécurité

La nouvelle structure sera entourée de mesures additionnelles de sécurité, d'un suivi du chantier par un organisme indépendant ainsi que d'une surveillance permanente de l'œuvre par caméras et de contrôles réguliers de l'installation par un organisme agréé. Anne-Sophie Charle, secrétaire générale de la Fondation Mons 2015, explique: "On a imposé une série de garanties de sécurité, via l'aménagement de petits dispositifs techniques qui permettent d'avoir une vision quotidienne de la stabilité de l'oeuvre. Comme de l'infrarouge, des systèmes de mesures qu'on pourrait imposer à divers endroits de l’œuvre et qui permettent d'avoir une vision très précise". Et Arne Quinze d'ajouter: "Il y aura des petits poteaux en métal et une limite de vitesse. Mais les voitures pourront toujours circuler".

Quant à la forme que prendra la nouvelle oeuvre, Arne Quinze, l'artiste, est resté assez mystérieux dans ses propos: "Ce seront les mêmes matériaux, le même système de construction mais la forme sera complètement différente". Une photographie de la maquette permet néanmoins de se faire une idée du profil du nouveau projet de l'artiste.

Il insiste, il voulait revenir à Mons: "Mon cœur a été touché. Ça me tient à cœur de revenir et de finir en beauté".  Rendez-vous en juin 2015, après la ducasse, pour voir le résultat.

RTBF

 

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