Festival Hors pistes: quand le cirque repousse les limites et raconte des histoires

Festival Hors pistes: quand le cirque repousse les limites et raconte des histoires
Festival Hors pistes: quand le cirque repousse les limites et raconte des histoires - © Tous droits réservés

Le Festival Hors pistes s'ouvre ce samedi soir aux Halles de Schaerbeek. Jusqu'au 30 mars, les arts du cirque occupent la scène. C'est la dixième édition de cette Biennale. On y découvre des artistes venus d'un peu partout. On y découvre aussi un art qui ne cesse de se réinventer.  

On s'en fout des limites 

Une mobylette funambule. Elle est en équilibre sur un fil de fer, à trois mètres de hauteur. C'est l'un des numéros de Joel et Pablo de la compagnie espagnole Ramdon: " C'est moi qui suis avec la moto et c'est toujours lui qui est en bas. La moto n'est pas attachée. Juste au début, pour la hisser sur le fil". - Donc le risque c'est pour Pablo? Oui, pour la moto surtout, elle me tient très à cœur" rigole Joël. Ces deux circassiens s'inspirent du quotidien pour imaginer leurs numéros et puis ils repoussent sans cesse leurs limites: "C'est aller à un endroit où les gens disent: Ce n'est pas possible, juste de l'imaginer, ça me fait flipper. Et nous, on y va. Les gens du théâtre nous imposent toujours leurs limites. Mais nous on s'en fout des limites".  

Un mélange de cirque et de performance 

Le risque, l'extrême, on le retrouve de plus en plus dans le cirque actuel. Claudio Stellato, artiste associé aux Halles de Schaerbeek explique: "En ce moment, on est dans un mélange entre le monde de la performance et le cirque. Il y a un extrême dans les corps, des corps manipulés, déformés. On trouve aussi de plus en plus de gens qui font du cirque avec des objets du quotidien. Et dans l'aérien, c'est pareil. Je pourrais m'accrocher à un échafaudage et faire du cirque. Il ne faut pas forcément un trapèze pour ça". 

Raconter des histoires, faire voyager les spectateurs 

De l'autre côté du plateau, Julie Bergez s'échauffe. Contorsionniste, elle ne court pas forcément après l'exploit, l'extrême: "Moi je propose un numéro d'un spectacle avec des ballons gonflés d'hélium, autour de la tête. Ils représentent les pensées desquelles on ne peut pas s'échapper. Mon intention maintenant sur le plateau, ce n'est plus vraiment basé sur la technique, mais plutôt exprimé quelque chose et toucher le public, les faire voyager, un trip quoi!" 

Le cirque aujourd'hui travaille beaucoup la notion d'histoires à raconter. Ce n'est plus seulement une succession de numéros comme par le passé. Comme l'explique Anne Kumps, programmatrice cirque aux Halles de Schaerbeek: "Dans les spectacles généralement, il y a une écriture dramaturgique. Et la production dure plus longtemps parce qu'il faut essayer d'associer cette écriture aux agrès du cirque et donc à la technique".

Le Festival Hors Pistes, c'est jusqu'au 30 mars aux Halles de Schaerbeek.

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