Faute de rentrées et contraintes d'acheter du matériel, des écoles obligées de licencier du personnel

Faute de rentrées et contraintes d'acheter du matériel, des écoles obligées de licencier du personnel
Faute de rentrées et contraintes d'acheter du matériel, des écoles obligées de licencier du personnel - © Tous droits réservés

Avec le déconfinement, les écoles ont quasiment toutes rouvert leurs portes. Mais non sans mal. Pour faire face aux coûts de matériel notamment, certains sont obligés de licencier du personnel, ouvrier par exemple.

Cela concerne surtout le réseau libre, moins le subventionné officiel.

D’un côté, les recettes sont en baisse avec la suspension des fancy-fairs par exemple, et de l’autre, le nettoyage systématique des écoles implique des coûts supplémentaires importants.

"Toutes les écoles n’ont pas les mêmes rentrées, explique Christine Toumpsin, directrice d’une école à Bruxelles et présidente du Cobra, une association qui représente 200 directions d’écoles catholiques de Bruxelles et du Brabant wallon. Nous n’avons pas les mêmes subsides et effectivement toutes les mesures sanitaires que nous avons dû mettre au niveau du coronavirus nous ont vraiment mis à mal, avec les achats de poubelles, de papiers, de gels, parce que le gel ne nous est livré qu’à partir du 18 mai. Mais les écoles n’ayant pas fermé, nous avons dû effectivement faire le plein à ce niveau-là. Nous sommes aussi plusieurs à avoir dû mettre les personnes soit licenciées, soit en chômage économique. Humainement parlant, c’est aussi quelque chose de compliqué et de très difficile à vivre. Vous imaginez, dans une situation pareille, où nous devons dire à des gens : " désolé, nous n’avons pas les moyens financiers de vous garder ", c’est compliqué, c’est difficile pour nous."


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