Farciennes et Aiseau-Presles vont travailler ensemble pour lutter contre le radicalisme violent

Hugues Bayet, le bourgmestre de Farciennes.
Hugues Bayet, le bourgmestre de Farciennes. - © Virginie Lefour - Belga

A cet égard, Farciennes et Aiseau-Presles viennent de recevoir 200 000 euros de la Région wallonne, pour travailler ensemble.

Jusqu'ici, les communes sont très peu outillées pour lutter contre le phénomène à l’échelle locale. Dans la plupart des cas, tout reste à faire. Et en particulier en ce qui concerne l’échange d’informations entre les acteurs de terrain.

Parce que l’échange d’information pose régulièrement problème quand on parle de radicalisme violent. Guichets d’état civil, écoles, éducateurs de rue, agents de police… Les impératifs des uns ne correspondent pas aux missions des autres.

"C’est l’idée originale de notre projet, explique Hugues Bayet, bourgmestre de Farciennes. On se rend compte dans tous les cas dramatiques d’attentats en Europe qu’à chaque fois, il manquait des informations qu’un service public avait. Ce que l’on veut, donc, c’est rassembler tous les services dans le respect du travail et des règles de chacun. Mais qu’il y ait en tout cas un lieu d’échange pour que l’on puisse travailler ensemble et ainsi faire plus et mieux que chacun séparément dans son service."

 Ces 200 000 euros serviront surtout à engager 4 équivalents temps plein. Des sociologues, des criminologues… avec une connaissance des processus de radicalisation.

Leur mission sera d'abord de former les acteurs de première ligne, au niveau communal. Mais ce n'est pas tout. "Il s’agira aussi de récolter des informations, de les analyser, les filtrer, précise Bernard Barbiaux, chef de projet du plan de cohésion sociale à Aiseau Presles, et de ne transmettre à la police que les informations pertinentes."

Grosso modo, la feuille est blanche, tout reste à faire. Les deux communes espèrent que ce budget alloué pour un an par la Région wallonne, sera renouvelé après 2017.

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