Farciennes: des débouchés pour les boues de dragage dépolluées

Au départ ces terres sont des boues de dragage extraites des différents cours d’eau wallons et amenées à l’usine Sedisol pour être dépolluées. Ces sédiments sont chargés d’hydrocarbures, de polluants organiques et de métaux lourds. Elles sont d’abord déshydratées et font ensuite l’objet d’un nettoyage par procédé Novosol qui isole les métaux lourds avant de subir un deuxième traitement de bioremédiation de type lagunage. Une fois traités, les sédiments sont soigneusement analysés. Résultat, 30% des terres dépolluées sont valorisables.

Des murs végétaux

La commune de Farciennes, où est située l’usine Sedisol, a décidé de lancer un projet pilote. Utiliser 1.500 m³ de terre pour construire un long talus en lieu et place d’un grand fossé dans lequel les immondices étaient déversées clandestinement, transformant l’endroit en véritable décharge. Le merlon constitue à présent une barrière naturelle et propre.

Les boues dépolluées connaissent de la sorte une deuxième vie et sont valorisées. En présentent l’avantage d’être très fertiles. "En général les sédiments sont assez riches en matières organiques. Dans ce cas-ci le sédiment est particulièrement intéressant d’un point de vue agronomique et donc très fertile, précise David Lamy, Directeur de Sedisol. Pas question toutefois d’’utiliser ces terres dans l'agriculture, mais bien dans des projet d’urbanisme. Selon David Lamy "on a une terre qui a un substrat de qualité pour pouvoir végétaliser des talus de ce type". Pour preuve, en deux à trois semaines à peine la butte est recouverte d’un gazon bien vert et bien dense.

La commune de Farciennes envisage déjà d’autres projets tels des barrières paysagères et anti-bruit le long de certains axes routiers, par exemple. Des milliers de mètres cubes de sédiments recyclés pourraient ainsi être utilisés notamment en murs végétaux le long des routes wallonnes.

Joëlle Meert

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK