F. Thielemans veut une enquête concernant les violences policières

Les manifestations du Parti Populaire et du mouvement anti-fasciste étaient autorisées dimanche. Les instructions données aux forces de police étaient d'éviter la confrontation entre les manifestants et ce, afin de garantir la sécurité de chacun.

Freddy Thielemans tient néanmoins à rappeler qu'il y a plus de 700 manifestations revendicatives par an sur le territoire de Bruxelles-ville qui se déroulent sans incidents et ce grâce à l'excellent travail de la police de Bruxelles. Son objectif est et restera toujours de garantir l'équilibre entre la liberté d'expression et l'ordre public.

Pour rappel, le mouvement Nation a rallié la manifestation du parti populaire, place Royale, dimanche à 11 heures.

La jeunesse FGTB et la JOC ont organisé une contre-manifestation, à la même heure, place Poelaert. Avec des slogans "Pas de fachos dans nos quartiers", ils ont réussi à rejoindre la première manifestation à Trône, en passant par le métro. Les policiers sont alors descendus en nombre dans la station et ont procédé, avec violence, à une trentaine d'arrestations administratives et deux jeunes se sont retrouvés à l’hôpital à la suite des coups donnés par les policiers. Les images de télévision ont montré des policiers, portant des coups, parfois très violents à des militants anti-fascistes. Ils entendent à présent porter plainte auprès du comité P, la police des polices.

Jalil Bouridane, permanent des Jeunesses ouvrières Chrétiennes, fut le témoin direct des violences. Il témoigne: ''On a vu les policiers attendre que le métro arrive, bloquer le métro et charger les manifestants de manière très violente, alors qu’il n’y avait aucune raison puisque les militants étaient pacifiques. Il y avait, parmi eux, un militant de Jeunesse Ouvrière Chrétienne qui recevait des coups de matraque et des coups de pied dans le ventre et dans le dos alors qu’il était au sol. On a un militant ''Jeunes FGTB'' et un militant des ''Jeunesses Ouvrières Chrétiennes'' qui ont été emmenés aux urgences donc, eux, vont porter plainte individuellement. Et la plainte sera soutenue par les deux organisations en front commun. Ensuite, nous voulons mener une plainte collective.’’

Le bourgmestre est rejoint par Joëlle Milquet

Joëlle Milquet, la ministre de l'Intérieur, voudrait aussi savoir ce qui s'est réellement passé. ''Nous n'en savons encore rien à ce stade, mais si des choses -comme certains le disent- se sont passées en dehors des règles, il y a des procédures disciplinaires qui seront alors enclenchées, le cas échéant au niveau local.''

Belga - RTBF

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