Extension du zoning des Hauts-Sarts: les agriculteurs riverains inquiets

Les agriculteurs riverains sont inquiets. En cause, la volonté de la Spi d'exproprier plusieurs dizaines d'hectares de terres agricoles afin de réaliser l'extension 4 du zoning.
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Les agriculteurs riverains sont inquiets. En cause, la volonté de la Spi d'exproprier plusieurs dizaines d'hectares de terres agricoles afin de réaliser l'extension 4 du zoning. - © Olivier Thunus

Les agriculteurs riverains du zoning industriel des Hauts-Sarts se sentent menacés. En cause, la volonté de la Spi d'exproprier plusieurs dizaines d'hectares de terres agricoles afin de réaliser l'extension 4 du zoning. Un comité de riverains s'est d'ailleurs constitué.

Un zoning industriel qui s'étend au détriment de terres agricoles fertiles, voici une situation que les agriculteurs riverains du zoning des Hauts-Sarts ne veulent plus revivre. Henri Lhoest, représentant des agriculteurs au sein du comité de riverains: "La SPI envisage d'exproprier une soixantaine d'hectares de bonnes terres alors que nous, nous disons que dans le zoning des Hauts-Sarts, il y a environ 70 hectares qui sont aux mains de spéculateurs industriels qui ne les libèrent pas pour le moment. Nous engageons la SPI à reprendre la main sur ce genre de hall ou de terrain. Vous êtes ici évidemment en Hesbaye avec des terres de toute première qualité et l'autonomie alimentaire pour aujourd'hui et pour demain, c'est évidemment un facteur très important pour la population wallonne".

Ces expropriations, elles en sont au stade des contacts officiels avec les agriculteurs et pourraient devenir effectives dès l'an prochain. Et face à l'argument des friches industrielles, la Spi répond qu'il n'y a, à l'heure actuelle, dans le zoning, plus aucun terrain disponible de plus de 1,2 hectares. Elle ajoute que parmi les terrains semblant vides ou à l'état de friche, certains ont été vendus et sont en attente de réalisation de projet dans les deux à trois ans. Quant à la lutte contre la spéculation immobilière, la Spi inclut maintenant dans ses contrats une clause lui donnant la priorité pour acheter les bâtiments et terrains mis en vente par les autres sociétés.

Pas sûr que ces arguments emporteront la conviction des agriculteurs riverains.

Olivier Thunus

 

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