Exercice nucléaire à Tihange: l'heure est au bilan

Sur le papier, une fuite radioactive avait contraint les autorités à faire évacuer 8000 personnes vers Marche-en-Famenne. L'exercice s'est terminé à 14 heures mercredi, sur des nouvelles rassurantes. "On a considéré qu'il n'y avait plus de danger" explique Michel Forêt, gouverneur de la province. "Les fuites au réacteur étaient arrêtées et le nuage ne présentait plus aucun caractère de gravité. Personne n'a été, je pense, ennuyé par cet exercice de grande ampleur".

Et au niveau des recommandations? "Dans la réalité de l'exercice, chacun pouvait retourner chez lui en vérifiant quand même de ne pas être contaminé" poursuit le gouverneur. "Chacun pouvait donc aller procéder à des vérifications quant à sa contamination éventuelle. Et on recommandait pendant quelques jours encore de ne pas consommer les produits de la terre et de se méfier de l'eau de pluie. Si un tel événement devait se produire, les dernières instructions qu'on donnerait, c'est de rester prudent et d'essayer d'éviter de tenter le diable".

Quant à la probable intrusion de Greenpeace?

L'exercice a été marqué par un incident mardi midi : l'annonce d'une probable intrusion de Greenpeace sur le site de la centrale, intrusion très vite démentie par l'organisation, mais qui a provoqué l'arrêt temporaire de l'exercice. "Je pense qu'il y a un incident mineur vrai qui a probablement fort grossi" relate Michel Forêt. "C'est l'enquête qui devra établir l'origine de cette déformation des choses. Mais moi je dirais qu'à toute chose malheur est bon. Ça a permis de vérifier si oui ou non les techniques de vérification et de surveillance de la zone étaient bien assurées, et nous avons sur ce point été rassurés. Ça a aussi permis de vérifier si la communication interne fonctionne, et là on s'est rendu compte qu'il y avait sans doute des choses qui méritaient d'être approfondies. Pour le reste, ça appelle chacun à une réflexion encore plus approfondie à la fois sur la réalité du nucléaire et en même temps sur le bon usage qu'il faut en faire".

 

F. Braibant

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