Excellent bilan pour CMI, l'ancienne filiale mécanique de Cockerill

 La société CMI a terminé 2012 sur un record.
La société CMI a terminé 2012 sur un record. - © RTBF

La société, située à Seraing, affiche un résultat d'exploitation positif de plus de trente millions pour 2012. Et elle a embauché environ 120 personnes dans ses usines liégeoises.

Dix ans après sa sortie du groupe Cockerill, CMI est devenue une firme mondiale, avec du personnel indien, ou brésilien.

"Nous pouvons aujourd'hui être tout à fait satisfaits et même fiers" souligne Bernard Serin le patron de CMI. "Le chiffre d'affaires revient au niveau d'avant le début de la crise et approche les 800 millions d'euros. Le résultat d'exploitation sera le meilleur de l'histoire de CMI. Autre point de satisfaction, nous avons embauché cette année 700 personnes dans le monde, 120 personnes environ dans le bassin de Liège. Et c'est aussi une satisfaction ce renouvellement, cette ambition que viennent partager avec nous de nouveaux collaborateurs".

Et, forte de ses résultats, en bénéfice, CMI affiche à présent d'autres ambitions internationales, en Nouvelle Calédonie et en Afrique, dans le domaine de l'épuration de l'eau: "Nous avons notre feuille de route" poursuit Bernard Serin. "Nous allons nous diversifier dans l'industrie, dans l'énergie, nous allons déployer sur le plan géographique un peu plus loin encore nos activités, notamment en essayant d'offrir toute notre gamme de services en Afrique et en allant développer les activités de CMI par exemple dans le domaine de l'eau. Le futur de CMI, c'est un ancrage wallon et partir à l'assaut de ces marchés qui sont porteurs, des marchés extrêmement lointains".

"CMI n'est pas une société sidérurgique"

Cette situation florissante conduit CMI a être fréquemment citée dans les plans de relance des sites abandonnés par le groupe Mittal. Alors, CMI, candidat repreneur ou non? Le patron, Bernard Serin, laisse peu de doute: "ArcelorMittal n'a pas indiqué qu'il voulait vendre, premier point. Deuxième point, il y a un périmètre qu'on ne connait pas. CMI n'est pas une société sidérurgique. Si Mittal veut vendre, je crois qu'une usine à froid de cette taille a besoin d'un fournisseur de coils (ndlr: les coils, ce sont ces bobines de tôles de plusieurs tonnes appelées à être transformées au cours de la phase à froid), et CMI n'est pas fournisseur de coils. CMI n'est pas un sidérurgiste capable de fournir et d'alimenter les usines à froid. C'est donc un sujet qui est hors sujet CMI".

M. Gretry

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