Eviction du MR à Thuin: pour le bourgmestre Paul Furlan, la confiance n'était plus là

Climat tendu dans la cité hennuyère depuis que le PS a décidé d'éjecter le MR de la majorité communale à laquelle ils participaient depuis 2012. Afin d'expliquer les raisons ayant amené le PS et le cdH à déposer une motion de défiance constructive vis à vis des libéraux, le bourgmestre Paul Furlan (PS) a réuni la presse.

Nous ne sommes plus dans un climat de confiance

Arborant ses traditionnelles lunettes rouges, l'ancien ministre des Villes et des Communes a d'emblée évoqué le climat difficile dans lequel la majorité se trouvait: "Nous ne sommes plus dans un climat de confiance. En-dehors de la salle du Collège, des voix discordantes se sont fait entendre mettant à mal la cohésion de l'équipe".

Problème purement interne

Paul Furlan a cependant tenu à préciser que le problème ne débordait pas de la sphère thudinoise et que celui-ci était "purement interne", répondant ainsi aux accusations lancées par Denis Ducarme (MR) un peu plus tôt dans la journée. "L'explication de la vengeance, c'est un peu court. Le MR ne pouvait pas continuer à avoir un pied dedans et un pied dehors à Thuin", a-t-il conclu.

Majorité pas remise en cause

La manoeuvre a été facilitée par le fait qu'à Thuin, le PS seul dispose d'une majorité suffisante, avec 13 élus sur 23. Il avait cependant pris le pari de l'élargir au MR et aux élus Intérêts communaux, après une campagne électorale rude, particulièrement de la part du MR qui avait pourtant pris part à de précédentes majorités.

Aux yeux du bourgmestre, l'équipe a bien travaillé, menant à bien plusieurs chantiers importants, sur le terrain et financièrement. Mais des voix discordantes se sont manifestées, venant du MR, en dehors des réunions de collège, a avancé Paul Furlan, qui a cité le dernier en date: le sauvetage de la maternité de Lobbes. Le MR, dit-il, s'est opposé à la volonté de soutien manifestée aux travailleurs. Mais quand une solution est apparue en faveur de cette maternité, c'est aussi le MR qui en a revendiqué la bonne issue en s'en attribuant tous les mérites.

MR et Ecolo dans l'opposition

Autant de prises de position qui ont déstabilisé le collège, estime Paul Furlan. L'échevine IC Karine Cosyns a abondé dans le même sens, en insistant sur la nécessité d'une équipe forte et soudée, jusqu'à l'échéance communale d'octobre 2018.

Une motion de méfiance constructive sera présentée dans quelques jours au conseil communal pour entériner le nouveau pacte de majorité, qui verra la mise en place du nouveau collège. Outre le bourgmestre, il comprend quatre échevins et la présidente du CPAS appartenant au PS, et une échevine IC. Le conseil communal se compose de 13 élus PS et 3 IC (apparentés cdH) dans la majorité, pour 6 élus MR et 1 Ecolo désormais dans l'opposition.

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