Évasion à Saint-Gilles: son frère lui rend visite et prend sa place en cellule

Le détenu est parti par la porte principale, en plein jour, comme dans les films.
Le détenu est parti par la porte principale, en plein jour, comme dans les films. - © Belga

Un homme s'est échappé dimanche de la prison de Saint-Gilles, où il était détenu pour viol notamment. Une évasion sans la moindre violence mais pour le moins insolite. Le détenu a profité de la visite de son frère pour se faire la malle, en plein jour et par la grande porte. Une enquête administrative interne a été ouverte.

Le détenu, âgé de 23 ans, s'est échappé samedi après-midi aux environs de 14h30. Il est même sorti par la porte principale, en toute simplicité. Il a profité de la visite de son frère pour prendre la poudre d'escampette.

Comme dans les mauvais films, il a tout simplement échangé ses vêtements avec son frère qui a pris sa place dans sa cellule alors que lui a pu sortir de la prison sans être inquiété.

Selon la DH, le fugitif aurait déjà été condamné à six reprises pour des faits de stupéfiants, recel et viol notamment. Il devait apparemment rester en prison jusqu'en 2022.

A Saint-Gilles, c'est la deuxième évasion en une semaine. Mardi dernier, un détenu bénéficiant d'un régime d'enfermement limité s'était déjà enfui par la grande porte. Il avait prétexté avoir oublié son portefeuille dans sa voiture et une fois sur le trottoir, il avait tout simplement couru pour fausser compagnie au gardien qui l'accompagnait.

Enquête interne ouverte

"Une enquête interne est ouverte afin de pouvoir comprendre les causes de ces évasions. Il s'agira de déterminer si elles sont imputables à des erreurs humaines ou de procédure. Dans un des cas, les premiers éléments laissent à penser qu'une erreur humaine s'est produite. Pour nous, ces évasions ne sont pas liées à un manque de personnel ou à la surpopulation carcérale", a indiqué le porte-parole.

Du côté des syndicats, le manque de personnel et la surpopulation carcérale sont pointés du doigt. S'ils ne sont pas considérés comme les seules causes des évasions, ils engendrent néanmoins un climat de stress pour le personnel pénitencier. "Le manque de personnel dans tous les services et la surpopulation sont des problématiques que nous dénonçons depuis des mois. Or, le manque de personnel peut amener des erreurs dans le travail. Il faut trouver des solutions structurelles", a estimé un délégué CGSP à la prison de Saint-Gilles.

Geoffroy Fabré, avec Belga

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