Etterbeek: l'école primaire Sainte-Geneviève installe des barbelés pour empêcher les intrusions

L'école primaire Sainte-Geneviève a fait installer des barbelés.
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L'école primaire Sainte-Geneviève a fait installer des barbelés. - © M. Joris

Surprenant pour un établissement maternel et primaire. L'école Sainte-Geneviève (ou Communauté éducative Sainte-Geneviève) à Etterbeek a fait installer des barbelés sur l'un des murets de l'enceinte de son bâtiment. Le but n'est pas d'empêcher les tout jeunes occupants de faire le mur. En fait, l'école, située à l'angle entre l'avenue Eudore Pirmez et la rue de Chambéry, fait régulièrement l'objet d'intrusions. Il faut dire que sur une dizaine de mètres, il est très aisé d'enjamber le petit muret pour y pénétrer. Les intrus s'appuient d'ailleurs de deux bornes électriques.

Des graffeurs qui endommagent l'école

Mais ce qui agace les responsables de l'école, ce ne sont pas tant les vols et tentatives de vols, fréquentes, mais les tags et les graffitis. En passant le muret, les graffeurs ont accès à une toiture donnant sur un mur plus vaste. C'est là qu'il s'expriment régulièrement, de manière illégale et de nuit, à l'abri des regards.

"Nous avons reçu plusieurs fois des lettres recommandées de la commune d'Etterbeek nous invitant à faire enlever les graffitis, se rappellent Christiane Gittens, administratrice déléguée de la Communauté éducative Sainte-Geneviève. Nous avons répondu à la commune que nous faisons enlever régulièrement les tags. Mais qu'à chaque fois, ceux-ci reviennent. Par la même occasion, nous avons expliqué qu'en montant sur la toiture, les graffeurs l'endommagent, tout comme ils abîment les descentes d'eaux".

12 000 euros de dégâts en un an et demi

A chaque fois, il faut procéder à l'effacement des tags et aux réparations. Au cours de cette dernière année et demi, la facture s'est élevée à près de 12 000 euros pour trois interventions. "Cela représente un coût énorme pour une école".

Suite aux courriers de la commune, son service anti-tags a été sollicité par Sainte-Geneviève. Mais hic: si les peintures sont visibles depuis l'espace public, elles ne sont pas accessibles depuis l'espace public, car le mur en question est dans l'école. Une intervention communale est donc impossible. "Nous avons alors demandé à la commune d'installer un dispositif de type barbelés. La commune a également refusé. Mais elle nous a autorisés à les installer nous-mêmes".

 

Des caméras qui ne servent à rien

Il y a une semaine, donc, les travaux ont été réalisés, parfois à la surprise des riverains et de plusieurs parents d'élèves. "C'est la seule solution que nous avons trouvée", répond Madame Gittens. "Des caméras de surveillance? Cela ne sert à rien! Nous en avons mais il faut savoir que les personnes agissent cagoulés et de nuit. Impossible de distinguer les visages!" C'est d'autant plus vrai, selon Madame Gittens, quand il y a des vols. "Cela nous arrive une fois par an, au moins". Le butin coûte aussi très cher aux caisses de l'école. Ordinateurs, imprimantes, téléviseurs, appareils audio ont déjà été emportés.

En tout cas, les responsables de Sainte-Geneviève n'envisagent pas d'étendre des barbelés sur tous les murs de l'école. Leur hauteur rend plus difficile les intrusions. Quant au risque de tags sur les surfaces murales à front de rues, l'école a fait couler une résine anti-tags facilitant le nettoyage.

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